Toutes debout pour les femmes: Amber Heard, actrice et productrice

Juil 17 2019 par
Categories : Psycho / Société

Amber Heard nous parle de son engagement dans la lutte pour les droits des femmes.

La chevelure blonde, les yeux azur et l’indéniable sex-appeal d’Amber Heard ne lui ont pas toujours facilité la vie. L’actrice avoue qu’elle doit constamment prouver aux gens qu’elle n’est pas une coquille vide. L’Américaine qui crève l’écran dans les suspenses, les comédies et les drames travaille d’arrache-pied pour que son jeu soit constant et que son quotidien soit harmonieux. Malgré une vie personnelle cahoteuse (NDLR: depuis quelques années, Amber a des démêlés judiciaires avec son ex, Johnny Depp, pour une histoire de violence conjugale et de diffamation), elle navigue lentement, mais sûrement, vers des cieux plus clairs, notamment en s’impliquant auprès de ceux qui ont été arrachés à leur patrie et qui voient de nombreux droits de la personne être bafoués, dont les soins de santé de base. Elle défend également l’empowerment au féminin en prêtant sa voix à diverses associations.

Quand et pourquoi avez-vous commencé à vous intéresser aux droits des femmes?

Je suis née femme. Et les femmes se butent quotidiennement à des injustices; j’en suis témoin depuis toujours. Comment ne pas l’être? Être femme, même aujourd’hui, c’est vite réaliser qu’on est moins en sécurité qu’un homme, qu’on a moins de possibilités d’avancement, qu’on est traitée de façon moins équitable. Pas besoin de m’être butée à de nombreux obstacles et d’avoir essuyé toutes les tempêtes comme mes consœurs pour prendre conscience des injustices. C’est cette prise de conscience qui me donne l’énergie et la passion nécessaires pour faire ma part et pour trouver des solutions.

Comment et quand avez-vous commencé à vous impliquer socialement?

Pour citer Hillary Clinton: «Les droits des femmes sont des droits de la personne.» Cette phrase est au cœur de mon engagement. Qu’on œuvre auprès des immigrants, des enfants, des communautés marginalisées ou des minorités, c’est d’humanité et d’équité entre les êtres qu’il s’agit. Malheureusement, même si les femmes représentent la moitié de la population, elles forment aussi le principal groupe de « minorités ». Elles sont les victimes d’injustices les plus universelles, et elles le sont depuis longtemps…

amber heard

Quelle est votre mission, quel est le but de votre engagement?

L’organisation Syrian American Medical Society (SAMS) est un bel exemple de groupe qui travaille auprès de communautés vulnérables, les réfugiés, et qui se bat pour protéger l’un de leurs droits de l’homme les plus fondamentaux, soit l’accès aux soins médicaux de base. Je suis heureuse de pouvoir les accompagner dans leurs prochaines missions, qui consistent à prodiguer des soins médicaux aux femmes et aux enfants dans des endroits où ils seraient normalement extrêmement difficiles d’accès, par exemple dans les camps de réfugiés, en Syrie. Ça me rend fière, en tant que femme et en tant qu’humaine, de contribuer à répondre aux besoins les plus cruciaux de personnes en détresse. C’est pourquoi je travaille auprès d’organisation comme la SAMS, le Children’s Hospital, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies et que je suis l’ambassadrice des droits des femmes pour l’Union américaine pour les libertés civiles.

En tant que femme, quelle est la chose la plus troublante dont vous ayez été témoin?

Ce qui me choque le plus, c’est l’étendue, l’ampleur des injustices et des attaques contre les droits des femmes. C’est un phénomène insidieux et omniprésent partout sur le globe.

Et la chose la plus positive?

Je réalise le pouvoir que nous avons, et comment nos actions ont un impact réel quand nous nous mobilisons pour faire changer les choses.

Quel message aimeriez-vous envoyer aux femmes, partout dans le monde?

Ayons le courage de nous affirmer et d’assumer nos opinions! Sans notre voix, nous sommes invisibles. Sans visibilité, nous n’avons pas de visage. Sans visage, nous n’avons pas de communauté. Sans communauté, nous n’avons pas de pouvoir. Sans pouvoir, nous ne pouvons pas agir. Et sans action, le mouvement pour les droits des femmes n’existe pas.

Photo: Nancy Rivera/Bauer-Griffin Getty Images

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