Cinéma et Télé

Le questionnaire Dompierre: rencontre avec Léane Labrèche-dor

Le questionnaire Dompierre: Rencontre avec Léane Labrèche-dor

Photographe: Léane Labrèche-Dor (S. Dompierre) / Auteur: Stéphane Dompierre / Source: ELLEQuébec.com

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Le questionnaire Dompierre: rencontre avec Léane Labrèche-dor

Léane Labrèche-Dor m’a donné rendez-vous au café 8 oz, tout près de chez elle. En trente petites minutes, nous avons réussi à parler de tragédie grecque, de kombucha, d’archéologie, et presque pas de son père.

La pièce Antigone au printemps, c’est quoi? Une tragédie grecque transposée dans
le Mile End à Montréal?

Tout à fait! Bon, la ville n’est pas précisée, mais c’est l’histoire d’Antigone, de ses deux frères et de leur famille déchirée. Nathalie Boisvert, l’auteure de la pièce, s’est inspirée de la grève étudiante, qui a bouleversé le Québec... et plusieurs familles! Beaucoup d’étudiants étaient en désaccord total avec leurs parents, et chacun a choisi son camp. Dans la pièce, Antigone et Polynice se rangent du côté des manifestants; Étéocle préfère la répression au nom d’une prétendue paix sociale.

Est-ce que ça te ferait plaisir si je ne te posais aucune question en lien avec ton célèbre père qui — tout le monde le sait en voyant ton visage — est Marc Labrèche?

C’est certain que je trouve ça plus le fun quand les gens s’intéressent à moi en tant qu’artiste, mais je sais bien qu’en entrevue, des questions sur mon père, on va m’en poser jusqu’à la fin des temps.

Catherine Trudeau, ta coanimatrice dans la websérie La vie n’est pas un magazine, voudrait savoir : «Pour l’amour... qu’est-ce que tu retires comme bienfaits du kombucha?»

(rires) Catherine en a bu deux fois avec moi et elle a roté pendant des heures! Je vais te dire quelque chose, c’est une exclusivité: je ne rote pas. Les rots, je les entends monter dans mon plexus, puis ils disparaissent. Sinon, le kombucha, je trouve ça revigorant! L’idée de cultiver un gros champignon chez moi me donne des cauchemars, mais quand je l’achète tout fait, ça me plaît beaucoup. 

Tu joues, tu danses, t’es animatrice et chroniqueuse… As-tu une autre habileté qu’on connaît moins?

Je dessine. J’ai étudié en arts plastiques parce que je voulais soit fabriquer des costumes, soit me diriger en archéologie et dater les momies en scrutant leurs perruques ou leurs vêtements. J’avais des buts assez précis... (rires) Aujourd’hui, je le fais pour moi. J’adore dessiner. J’ai trois bons amis qui habitent ensemble et, dans leur appartement, j’ai créé une grande fresque plutôt réussie d’eux nus dans un style rococo-pastel kitsch et laiteux... 

On est loin de l’archéologie.

Un peu, oui...

Qu’est-ce qui te fait facilement perdre ton temps?

Je peux passer des journées complètes devant la télé. Je ne me sens pas coupable, parce que je me dis que c’est pour le travail. Bon, c’est sûr que si j’écoute la série MasterChef en rafale, c’est moins en lien avec mon métier... mais sait-on jamais?

Est-ce qu’il t’est déjà arrivé quelque chose de tellement incroyable que, quand tu en parles, personne ne te croit?

Des rêves prémonitoires, quand j’étais plus jeune. Trois fois. Deux fois des affaires plus substantielles, une autre fois une scène de la vie courante qui s’est déroulée exactement de la même façon dont je l’ai rêvée. Personne me croit! 

Moi le premier... Est-ce qu’il y a un truc inutile que tu connais par cœur?

La ballade de Chalclintlicuc.

La quoi?

C’est un exercice de diction. Tout le monde qui a fait une école de théâtre sait au moins le premier paragraphe: «De Pernanbouc au Potomac l’antique Inca lègue aux métèques sa brocante et son bric-à-brac en vrac avec ses pastèques... » Je peux aussi te faire la comptine Trois petits chats en enchaînant tout: «Troispetitschapeaudepaillassomnanbulletintamaraboutcigare...»

C’est effectivement inutile, mais maîtrisé!

Merci!

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