Cinéma et Télé

Rencontre avec Maxim Roy: le vent dans les voiles

Rencontre avec Maxim Roy: le vent dans les voiles


 
Photographe : Julie Artacho

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Rencontre avec Maxim Roy: le vent dans les voiles

Ce mois-ci, on retrouve la magnifique Maxim Roy dans la peau d’une enquêteuse pour le tout dernier film de Denys Arcand, La chute de l’empire américain. Et la carrière de l’actrice, elle, loin d’être en déclin, atteint de nouveaux sommets.

«Il faut trouver des solutions. Les gens n'ont pas assez peur!», nous confie, alarmée, Maxim Roy. Et elle ne parle pas d’un film d’horreur sur lequel elle travaille, mais bien... d’environnement! Engagée, la comédienne a la santé de la planète à cœur et s’implique également au sein de plusieurs causes, notamment Anorexie et boulimie Québec (ANEB), au profit de laquelle elle a conçu une ligne de bijoux avec la griffe québécoise Humanity. «J’ai envie d’en faire plus! J’ai la chance d’avoir une tribune importante, et j’ai parfois l’impression de ne pas en profiter assez, d’être paresseuse. Il y a tellement de gens qui souffrent, c’est primordial de donner du temps ou de prêter sa voix quand on est plus privilégié. Si j’étais millionnaire, je pourrais facilement ne me consacrer qu’à ça, aider! J’aspire à le faire plus souvent dans les prochaines années», affirme-t-elle avec conviction.

Altruiste, donc, mais aussi talentueuse! On l’a vue, au cours des 25 dernières années, dans 32 films (Romaine par moins 30, Reste avec moi, L’appât) et 40 téléséries (O’, 19-2, Shadowhunters), tant au Québec qu’au Canada anglais et aux États-Unis. Récemment, elle a tenu la vedette aux côtés d’Evan Rachel Wood dans Allure, production dans laquelle elle incarnait une mère dure, froide et violente. «C’était un personnage difficile à jouer, parce qu’il est loin de moi! Nancy est une véritable stage mom sans pitié, qui désire que sa fille réussisse à tout prix. Elle la maltraite psychologiquement et physiquement, jusqu’à ce qu’elle fugue. Ç’a été tout un rôle de composition!», avoue-t-elle.

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  Photographe: Julie Artacho

Fin juin, on la verra dans La chute de l’empire américain, le film plus qu’attendu de Denys Arcand. «J’étais surexcitée de travailler avec Denys! On l’avait déjà fait... il y a 25 ans! Il m’avait dit: ‘‘Je suis certain qu’on se croisera de nouveau!’’ Ça aura pris presque trois décennies, mais ça s’est réalisé!», raconte- t-elle, enjouée. Dans son film, elle est Carla, une enquêteuse qui investigue sur la disparition d’une grosse somme d’argent aux côtés de son collègue policier, interprété par Louis Morissette. «On pense souvent à moi pour des rôles d’avocates ou de policières. C’est mon casting... Aux États-Unis ou ailleurs au Canada anglais, ça me colle un peu moins à la peau, et on m’imagine dans des rôles différents. Ça me permet de sortir de ma zone de confort. J’ai incarné beaucoup de femmes fortes, mais j’aimerais bien qu’on me confie des personnages plus fuckés! (rires) Plus complexes, disons. Ça représente toujours un défi!»

La belle a décidément le vent dans les voiles... et un lot d’admirateurs partout sur la planète. À preuve: ses presque 100 000 abonnés sur Instagram. «Pourtant, je suis si discrète! Surtout sur ma vie privée. Parfois, je dois me forcer pour partager un cliché sur mon compte, parce que ça fait longtemps, et que ça reste un outil de travail et de promotion... J’ai une relation amour-haine avec les réseaux sociaux. D’un côté, j’adore que ça me rapproche de mes fans, mais d’un autre, je trouve qu’on y accorde trop d’importance. Qu’est-ce qu’on faisait avant de passer notre temps sur Facebook? J’ai l’impression qu’on se parlait plus, qu’on profitait plus. J’essaie donc de ne pas trop me prendre la tête avec ça!» Toujours quelque part entre Montréal, Los Angeles et Toronto, l’actrice garde son équilibre en pratiquant, notamment, la méditation. «Mon métier est si prenant et irrégulier que j’ai besoin d’être groundée dans mon quotidien, de m’entourer de gens qui me font du bien, d’avoir une routine et de bien savourer le moment présent. C’est ce qui me permet de vivre dans mes valises, tout en réussissant à bien faire mon travail», confie-t-elle. Sage résolution, puisqu’on lui souhaite (et à nous aussi!) de continuer de crever l’écran encore longtemps.

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