Tulum la belle: La ville mexicaine à découvrir

Mar 28 2019 Par
Categories : Voyages

Sur la Riviera Maya, littoral du Yucatán au nom évocateur, Tulum séduit par son authenticité. De fait, contrairement aux tours d’hôtels qui colonisent Cancún, à une centaine de kilomètres au nord, l’endroit a su préserver son charme. Plus pour très longtemps, disent ceux qui venaient déjà s’y réfugier il y a 10 ans, loin – à l’époque – de la foule de touristes. Victime de sa popularité, Tulum Pueblo, la ville en tant que telle, ne cesse aujourd’hui de croître, accueillant de nouveaux quartiers à la vitesse de l’éclair. Si on cherche le calme et la volupté, on file plutôt à Tulum Plage, à une quinzaine de minutes en vélo (le moyen de transport le plus pratique, avec le scooter). Bercé par une eau turquoise, le bord de mer accueille d’élégants hôtels-boutiques et des restos en vogue. C’est ici qu’on lézarde sur le sable fin avec, de préférence, une margarita bien frappée. Des meilleures adresses aux excursions incontournables, on suit le guide!

AU FIL DES CÉNOTES

Selon la légende maya, ces «puits sacrés» – causés par l’effondrement de terrains calcaires – offraient un moyen de communication avec les dieux de l’inframonde (du monde souterrain). Aujourd’hui, ces piscines naturelles, constituées d’excavations et de rivières souterraines, éparpillées un peu partout dans la péninsule du Yucatán, sont très prisées des touristes. Tôt le matin, on file à GRAN CENOTE, la plus connue, avant qu’il n’y ait foule. Armée de notre masque et de notre tuba, on nage entre ses deux bassins, reliés entre eux par une grotte partiellement immergée où il n’est pas rare d’apercevoir quelques chauves-souris. Les stalactites, la jungle aux alentours et les tortues aquatiques complètent ce tableau d’un autre temps. On préfère la plongée? Avec son eau cristalline et son réseau de cavernes, DOS OJOS offre un spectacle impressionnant. Et si on se sent téméraire, on s’aventure dans CASA CENOTE, un circuit de 250 mètres entouré d’une riche mangrove… et accueillant un compagnon improbable – un crocodile – qui y a élu domicile. Avec un peu de (mal)chance, il nous rendra visite!

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Plongée en eaux claires à Gran Cenote. Photographe: Marouchka Franjulien

SUR LES TRACES DE LA CIVILISATION MAYA

Seule cité maya située en bord de mer, le site archéologique de Tulum, fondé vers l’an 564, mais dont les ruines qu’on aperçoit ici datent du XIIIe siècle, permet de s’immiscer dans l’univers de l’ancien empire. On déambule entre les vestiges des maisons et des temples jusqu’à atteindre EL CASTILLO, le château et ses fortifications, construit au sommet d’une falaise et surplombant une petite crique où l’on se baigne avec plaisir. Pour échapper à la canicule, tous les moyens sont bons, et les ruines de COBÁ, à l’ombre des arbres, offrent un moment de répit. À l’époque précolombienne, la cité était l’une des plus importantes. De nos jours, on admire ses palais et ses monuments cérémoniels, dont le temple de Nohoch Mul, une pyramide de 42 mètres de haut avec une vue époustouflante à son sommet, pour peu qu’on ose monter ses marches escarpées!

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Balade sur les fortifications d’El Castillo. Photographe: Marouchka Franjulien

À LA DÉCOUVERTE DE L’ORIGINE DU CIEL

Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’immense réserve naturelle de SIAN KA’AN, qui longe la côte des Caraïbes sur 120 kilomètres, couvre autant des lagunes et leurs mangroves que des forêts tropicales, des plages de sable fin et une vaste zone marine abritant une partie de l’importante barrière de corail méso-américaine. Une fois payée la quarantaine de pesos qui garantit le droit d’entrée, on pénètre à l’intérieur de la biosphère. Au détour d’un sentier, on découvre tantôt l’une de ces plages isolées, ayant pour seuls témoins des cocotiers efflanqués, tantôt l’immense lagune qu’on parcourt en bateau (moyennant une petite somme) à la recherche de lamantins et de crocodiles. Et tandis que l’eau se fond dans le bleu de l’horizon, on comprend – enfin – le sens maya de Sian Ka’an, l’«origine du ciel»…

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Vue sur une portion de la réserve naturelle de Sian Ka’an. Photographe: Marouchka Franjulien

D’UNE SPÉCIALITÉ À L’AUTRE

Si d’aventure on passe devant BURRITO AMOR, sur l’avenue Tulum (l’artère principale de la ville), on est à peu près sûr de croiser une petite foule agglutinée devant l’entrée à n’importe quelle heure de la journée. Il faut dire que l’établissement offre de loin les meilleurs burritos à la ronde, ces tortillas roulées, garnies de légumes, de riz et de viande ou de poisson. On comprend mieux la notoriété de l’endroit en commandant le typique al pastor, une recette de porc mariné dans un mélange d’épices et d’ananas. On cherche un resto plus authentique? Direction ANTOJITOS LA CHIAPANECA, une taquería qui n’offre que d’excellents tacos. À 10 pesos l’unité, soit l’équivalent de 60 cents, on ne se prive pas! Si on souhaite manger léger – et encore, même la plus petite portion est gargantuesque –, on se rend plutôt à EL CAMELLO JR. pour tester leur spécialité, le ceviche, soit un plat de poisson macéré dans du jus de lime. Un dé-lice!

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Le Burrito Amor mérite amplement sa réputation! Photographe: Marouchka Franjulien

UN VERRE FACE À LA MER

À Tulum Plage, nombre d’établissements offrent une vue panoramique sur les vagues, transats en prime. Le plus prisé? COCO BEACH BAR, le resto-bar de l’hôtel Coco, repaire favori des blogueuses grâce à son décor bohème instagrammable à souhait au milieu des cocotiers. Plus abordable, ZAMAS séduit par sa simplicité chaleureuse. On s’y prélasse tout l’après-midi entre un plongeon rafraîchissant et un bon livre, une Modelo (la bière locale) et une assiette de guacamole, en apercevant de temps à autre un vol de pélicans atterrissant sur un rocher, leur quartier général, non loin de là. Le paradis sur terre? Pas loin.

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Le Coco Beach Bar, repaire favori des Instagrammeurs. Photographe: Marouchka Franjulien

LE JARDIN SECRET

Installé au milieu de la jungle, à une dizaine de mètres seulement de la plage, le resto CENZONTLE passe presque inaperçu… On prend place à l’une de ses tables en bois et on se laisse charmer par l’intimité des lieux. Le menu joue avec les saveurs locales, cuisinées à la sauce moderne. Ce soir-là, un ceviche au fruit de la passion déclenche les convoitises, presque autant que les côtes levées, fondantes à souhait et nappées d’une sauce au café et à la vanille. Si l’établissement est moins populaire qu’Hartwood ou Arca, non loin de là, il n’a rien à leur envier et l’addition est nettement moins salée. Un conseil: mieux vaut réserver!

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Soirée parfaite dans le décor intime du Cenzontle, aussi bon (et moins cher) que les restos voisins. Photographe: Marouchka Franjulien

LA TOURNÉE DES BARS

Le meilleur bar de Tulum? Les avis divergent, mais deux noms reviennent presque systématiquement. D’un côté, il y a BATEY, à Tulum Pueblo, qui sert des mojitos à tomber qu’on sirote devant un concert de musique live. D’ailleurs, le sirop de canne à sucre, ingrédient indispensable au cocktail, est récolté directement sur place grâce à un ingénieux système de broyage de la plante…installé dans une vieille voiture! De l’autre, GITANO, à Tulum Plage, est un bar huppé qui rappelle les établissements new-yorkais, la végétation dense en plus. Mais qu’importe notre lieu de prédilection: dans la douceur du soir, tous les cocktails se valent!

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Un latte à savourer sur place, au Ki’bok. Photographe: Marouchka Franjulien

LE MEILLEUR CAFÉ EN VILLE

Véritable institution, KI’BOK est l’endroit parfait pour prendre un déjeuner sur le pouce, accompagné d’un excellent café (le meilleur de Tulum, selon les dires), avant d’attaquer la journée du bon pied. Le décor a beau ne pas être particulièrement attrayant, les touristes s’y précipitent dès l’ouverture. Ce que peu de gens savent en revanche, c’est qu’à l’étage se trouve un bar, accessible par un escalier étroit. On y va dès que le soleil se couche pour prendre l’apéro et observer le joyeux spectacle de la rue en contrebas.

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Le Tulum Art Club, un régal pour les yeux et le ventre à l’heure du brunch. Photographe: Marouchka Franjulien

UN BRUNCH LOCAL

Pour dîner, on se donne rendez-vous au TULUM ART CLUB, un café branché à la déco éclectique qui fait aussi office de galerie d’art. Au menu? Des tartines à l’avocat, un bol de smoothie au lait de coco et quelques spécialités véganes. En attendant que les plats arrivent, on s’attarde sur les nombreuses œuvres suspendues au mur en prenant notre temps pour découvrir tous les trésors dont recèle l’établissement.

 

 

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