Des idées originales, un leadership courageux et beaucoup d’audace: ça résume bien le Bold Woman Award by Veuve Clicquot. Inspiré par Madame Clicquot, qui a repris la maison champenoise de son mari à 27 ans et a complètement réinventé l’industrie, ce prix célèbre les Canadiennes qui sont des actrices de changement, elles aussi.

Cette année, l’accent est mis sur deux catégories: le Bold Woman Award, pour les entrepreneures établies dont les entreprises sont actives depuis plus de cinq ans, et le Bold Future Award, pour les fondatrices qui ouvrent de nouvelles voies et développent des idées novatrices.

En vue de la cérémonie des prix qui aura lieu à Toronto le 21 avril 2026, voici six finalistes qui redéfinissent ce que signifie être une entrepreneure audacieuse. Ces femmes, chefs de file de leur industrie ou novatrices montantes, sont à surveiller absolument.

Les finalistes pour le Bold Woman Award

Tanya Hayles, de Black Moms Connection

Tanya Hayles, de Black Moms ConnectionVeuve Clicquot, crédits vestimentaires : Haut - Signed By Dahliah / Pantalon - Eloquii / Bague - Carole Tanenbaum / Bracelets - Dean Davidson

Tanya Hayles, fondatrice de Black Moms Connection, a bâti une communauté de parents essentielle au Canada en focalisant sur la relation avant tout. Cette communauté, qui était jadis un groupe Facebook, est aujourd’hui un organisme sans but lucratif à l’échelle nationale offrant un espace sécuritaire aux mères noires, qui peuvent y partager leur expérience, accéder à des ressources et trouver du soutien sans devoir se justifier ou être jugées. Cette plateforme apporte toute l’aide dont ces mères ont besoin de façon concrète pour être autonomes: programmes d’éducation financière, formations d’entrepreneuriat et aide d’urgence.

«Nous tentons d’aider nos membres à être de bonnes mères, à les soutenir pour élever leurs bébés. J’ai toujours rêvé d’ouvrir un centre communautaire, dit Tanya Hayles. Il faut un village pour élever un enfant, mais il en faut aussi un pour élever une maman.»

Aujourd’hui, Tanya Hayles transpose cette vision à la garde des enfants et, à cette fin, a ouvert un centre à Scarborough. Les heures d’ouverture y sont prolongées (l’objectif à long terme est d’être accessible 24 heures sur 24), afin de répondre à la réalité des mères noires qui travaillent à Toronto. Comme le dit la fondatrice: «Nous voulons que les mères sentent qu’elles laissent leur enfant chez leur mère, leur grand-mère ou leur tante. C’est l’ambiance qu’on essaie de créer.»

Sherry Larjani, de Spotlight Development Inc.

Sherry Larjani, de Spotlight Development Inc.Veuve Clicquot, crédits vestimentaires : Chemisier et jupe - Veronica Beard / Boucles d'oreilles - Carole Tanenbaum / Bracelets - Dean Davidson

Sherry Larjani, présidente et fondatrice de Spotlight Development Inc., travaille à refaçonner le milieu de l’immobilier à Toronto en misant sur l’accessibilité. Formée en architecture, elle s’est tournée vers le développement de ce secteur en se donnant comme objectif de jouer un plus grand rôle dans la construction des villes et des communautés.

Dans les dernières années, elle s’est surtout concentrée sur des projets de logements abordables à grande échelle, qui misent sur l’aménagement d’espaces urbains plus inclusifs. «Je me suis taillé une place dans ce monde grâce à ma persévérance. On m’a fermé bien des portes et on m’a souvent dit non au fil des ans, mais j’ai su trouver ma place à la table.»

Sherry Larjani milite aussi pour que les femmes aient accès à plus d’investissements et de possibilités, et encourage de meilleurs systèmes de soutien entre elles. Pour cette présidente, le vrai changement commence en créant de l’espace pour que les autres puissent grandir. «Tout le monde a le droit de rêver grand, affirme-t-elle. Pourquoi ne leur donnerait-on pas la chance de le faire? Il n’est pas question de prendre les gens par la main, mais plutôt de leur permettre d’avancer vers la prochaine étape de leur vie.»

Orlane Panet, de Microhabitat

Orlane Panet, de MicrohabitatVeuve Clicquot, crédits vestimentaires : Costume - Smythe / Collier, bagues et boucles d'oreilles - Jenny Bird / Montre - Bulova

Orlane Panet, cofondatrice de Microhabitat, a passé plus d’une décennie à réimaginer le rôle de la nature dans nos villes. Elle était motivée par l’idée que les espaces urbains pouvaient (et devaient) offrir plus. Elle avait tout juste fini son parcours universitaire quand elle a uni ses forces à AlexandreFerrari-Roy , le cofondateur. Ensemble, ils ont bâti Microhabitat pour transformer les espaces sous-utilisés en fermes urbaines prospères, en réintroduisant la production d’aliments et la biodiversité dans l’environnement.

Sous le leadership d’Orlane Panet, Microhabitat est devenu une entreprise mondiale qui travaille avec des partenaires immobiliers d’envergure afin d’intégrer l’agriculture dans les villes et de trouver des solutions novatrices liées à l’agriculture et au développement urbain. Orlane Panet a aidé son entreprise à croître au-delà des attentes, grâce à sa progression dans de nouvelles régions et sur d’autres continents, et a ainsi prouvé que la durabilité peut être une réussite à grande échelle.

«Il faut accepter d’être remise en question. Il peut être difficile et douloureux d’être confrontée à des gens qui ne sont pas toujours en accord avec notre vision, mais je crois que c’est la meilleure façon de générer une offre d’affaires et un positionnement forts, dit-elle. Il faut sortir de notre zone de confort et accepter qu’on nous remette en cause.»

Les finalistes pour le Bold Future Award

Venesse Lewis, de Niya’s Coily World

Venesse Lewis, de Niya’s Coily WorldVeuve Clicquot, crédits vestimentaires : jupe et pull - Tory Burch / blazer - Iris Setlakwe / broches - Carole Tanenbaum / bague - Dean Davidson

La fondatrice de Niya’s Coily World, Venesse Lewis, a commencé son parcours comme «tresseuse de sous-sol». Les années qu’elle a passées à jaser avec des adultes et des parents dans un environnement intime lui ont montré que les gens ont appris bien trop tard à prendre soin de leurs cheveux naturels. Venesse Lewis a ensuite écrit son premier livre pour enfants, Niya’s Coily World, pour donner aux jeunes filles noires les outils leur permettant d’accueillir leur texture naturelle dès l’enfance.

Depuis, Venesse Lewis a transformé Niya’s Coily World en une série d’ateliers, Coils of Confidence («Les boucles de la confiance»), où les parents et les enfants apprennent ensemble au moyen de techniques simples et par étapes. «J’ai constaté que l’industrie de la beauté n’allait pas dans la direction que je souhaitais. Elle a fait un beau progrès, oui, mais ce n’est pas suffisant. Je me suis donc dit que c’était assez. Je ne peux pas aider toutes les personnes qui n’arrivent pas à porter leurs cheveux naturels comme elles le voudraient, mais je peux soutenir les enfants de la prochaine génération et aider à susciter un changement. J’adore les voir apprendre à maîtriser leur chevelure, se regarder dans le miroir et dire “J’aime mes boucles”. C’est quelque chose que je n’aurais jamais dit à leur âge, et le fait d’en être témoin est précieux.»

Quant à l’avenir de Niya’s Coily World? «Lorsque je magasine, je vais dans les rayons pour enfants et j’aperçois, par exemple, des sirènes ou d’autres personnages, mais ils ne me ressemblent pas. La représentation n’y est pas; pourtant, elle est nécessaire, dit-elle. C’est si important lorsqu’on est enfant de voir quelqu’un qui nous ressemble. Et notre partenariat récent avec Winners (TJX) nous a permis d’offrir le livre Niya’s First Swim («La première baignade de Niya») chez ce détaillant. J’ai hâte d’augmenter notre présence dans les magasins, tout en continuant à mettre des ateliers sur pied et à développer le côté communautaire de ma marque.»

Cindy Millien, de Millie Cosmétiques

Cindy Millien, de Millie CosmétiquesVeuve Clicquot, crédits vestimentaires Veuve Clicquot : Costume - Offure de Fitzroy / Bijoux - Costigan Studio

La fondatrice de Millie Cosmétiques, Cindy Millien, a entamé sa carrière d’artiste maquilleuse professionnelle il y a plus de 10 ans. Le temps qu’elle a passé auprès de sa clientèle lui a permis d’observer une lacune dans l’industrie de la beauté: les femmes possédaient du maquillage, mais elles avaient besoin d’être renseignées sur la façon d’utiliser les produits qu’elles achetaient. Elle a donc conçu des cours de maquillage axés sur une stratégie simple et accessible – 10 étapes, 10 produits, 10 minutes – pour aider les femmes à bâtir leur confiance en acquérant les connaissances nécessaires.

Aujourd’hui, avec Millie Cosmétiques, cette vision a évolué en un modèle d’affaires hybride qui combine l’éducation et les cosmétiques, et qui rend les femmes autonomes au moyen des produits, mais aussi grâce aux habiletés requises pour utiliser ces produits.

«Dès mon jeune âge, je savais que je désirais être entrepreneure, dit Cindy Millien. Comment? Quand? Je n’en avais aucune idée, mais c’est mon audace qui m’a permis de réussir, en plus de ma capacité à croire en moi et de ma persévérance.»

Prishita Agarwal, de Mosa

Prishita Agarwal, de MosaVeuve Clicquot

Prishita Agarwal, co-fondatrice de Mosa, apporte une réponse plus durable à l’industrie des produits promotionnels. Elle transforme les déchets en pièces esthétiques et fonctionnelles, comme des verres sur mesure et des bougies au soja coulées à la main. Mais faire sa place dans ce domaine n’a pas été facile. Prishita Agarwal a commencé par faire des propositions à des groupes d’étudiants sur des campus avant de cogner aux portes de plus de 200 compagnies. Aujourd’hui, Mosa travaille avec de grandes entreprises comme Shopify et SAP, et a détourné plus de 80 000 bouteilles de verre des sites d’enfouissement. L’entreprise, qui compte augmenter ses activités, s’intéresse au domaine du bois récupéré et à celui des textiles recyclés.

«L’industrie des produits promotionnels carbure au volume et à la nouveauté, dit-elle. Elle tient pour acquis que les objets promotionnels devraient être peu chers, rapides à produire et jetables. Nous avons remis en cause l’idée voulant que la durabilité soit un ajout haut de gamme, destiné uniquement aux marques qui en ont les moyens. Nous avons construit un modèle où l’objet durable est le modèle d’affaires.»

Prishita Argawal fait mentir l’hypothèse voulant que les entreprises de ce type d’industrie ne sont pas dirigées par des personnes issues de la diversité culturelle. «Tous les membres de notre équipe ont moins de 25 ans et proviennent de communautés qui méritent leur juste part, affirme-t-elle. Nous n’avons pas attendu d’avoir la permission pour être ici. Nous avons simplement construit quelque chose qui est digne d’être remarqué.»

Veuve Clicquot a présenté en mars dernier la journée Média et portraits des Bold Woman Award et Bold Furure Award en partenariat avec Costigan Studio, une expérience immersive de stratégie de marque personnelle mettant en vedette une direction et une programmation créative signée Costigan, avec la contribution d’Erin Leydon, de Laura McMillan et de Shark Beauty.