Flamboyante dans sa robe Marni jaune et noire, Marilyn Fitoussi, de passage à Montréal, s’est prêtée au jeu et a répondu aux nombreuses questions que Peggy Frey – et nous toutes – nous posons sur les looks de la série. On a retenu quelques chiffres clés qui vous surprendront sûrement!
Le meilleur conseil que Marilyn Fitoussi ait reçu de la styliste Patricia Field (en charge des looks de Sex and the City) ? Éviter toutes tendances. Pari réussi! À voir le défilé de tenues créatives qui façonnent les personnages et soulignent leur personnalité, on se dit que la styliste s’en donne vraiment à cœur joie, sans avoir peur de casser les codes. De pièces vintage aux créations des plus grandes maison de couture, la série de Netflix est devenue un vrai phénomène mode.

Le stylisme de la série en 10 chiffres

– Entre 6 et 8 semaines: c’est le temps dont Marilyn et son équipe dispose pour préparer l’ensemble des costumes des personnages pour l’entièreté de la saison

– 15 personnes accompagnent Marilyn dans l’équipe de stylisme

– 379 lookbooks préparés pour sélectionner les pièces à essayer. Ces bibliothèque de looks sont construites avant même que la créatrice ait connaissance du scénario

– 400 marques avec lesquelles l’équipe de Marilyn collabore

– 300 paires de chaussures pour l’essayage d’une seule comédienne

– 15 000 pièces sélectionnées pour le tournage de la saison 1

– 25 000 pièces pour le tournage de la saison 4

– 2 fois 8 heures par acteur pour essayer 100 costumes et n’en garder que 30 ou 40

– 2 mannequins essayent les vêtements avant l’actrice Lily Collins: une réplique 3D de Lily Collins puis une doublure corps qui permet de voir comment tombe le vêtement en mouvement et qui va aussi noter certains détails comme une couture qui gratte ou des chaussures qui font mal au pied.
– 1 appartement parisien – à l’adresse ultra secrète – dans lequel sont entreposés tous les costumes de la série. Sa localisation change chaque saison, non seulement en raison du nombre exponentiel de pièces nécessaires au tournage mais également pour des raisons de sécurité.
La créatrice travaille de consœur avec les comédiens: « Il faut un dialogue » dit-elle, « je propose des directions, on construit le personnage ensemble, on a une psychologie à trouver. C’est un laboratoires d’idées. » On a appris avec surprise que les looks de Sylvie étaient inspirés de la mère de l’actrice Philippine Leroy-Beaulieu.
Elle confiait aussi qu’Instagram lui sert à découvrir de nouveaux créateurs. Si les marques se battent aujourd’hui pour apparaître dans la série, Marilyn Fitoussi souligne que les débuts ont été plus laborieux: peu de maisons étaient disposées à prêter des vêtements au lancement du projet. Le designer français Stephane Rolland a été un des premiers à embarquer dans l’aventure et reste aujourd’hui un des favoris de la costumière.
La deuxième partie de la saison 4 d’Emily in Paris est actuellement disponible sur Netflix.

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