Avant d’entrer dans le vif du sujet, procédons à une mise en contexte: notre « experte » en téléréalité s’appelle Catherine et travaille avec nous. Grande fan de ce format télévisuel qui fait couler autant de larmes à l’écran que d’encre sur les réseaux sociaux, elle dévore toutes les éditions, qu’elle connaît sur le bout des doigts et qu’elle analyse avec plaisir autour d’un lunch au bureau. Ce qui lui plaît le plus dans la téléréalité? Le côté stratégique (ça tombe bien, c’est son travail) et le sentiment d’attachement (ou tout le contraire) aux candidats. On lui a donc demandé de nous parler des trois émissions québécoises qu’elle a hâte de regarder cet automne, lovée dans son canapé.

La maison des vilains – Le petit nouveau

Le concept: « Animée par Maripier Morin, l’émission rappelle le format de Big Brother. Le candidat qui gagne le premier défi de la semaine devient le « super vilain » et doit choisir trois candidats, ou « vilains », à mettre sur sa liste noire. L’un d’eux peut s’en sauver mais les deux autres font face à l’élimination », explique Catherine. « La particularité, poursuit-elle, c’est que l’émission est tournée sur 12 jours sans interruption et que la maison des candidats ne possède aucun recoin! Il n’y a pas d’intimité ou de possibilité de se retirer quelques instants. Tout est fait pour qu’ils se tapent sur les nerfs et qu’il y ait du drame. Et ça marche!»

Le casting: « Beaucoup sont d’anciens candidats de téléréalités des années 2000, issues des premières moutures d’OD ou de Loft Story. La production a fait revenir des candidats qui nous ont marqués, et aujourd’hui, ils donnent tout! On sent qu’ils font le show pour qu’on se souvienne d’eux, donc ça se bat un peu pour du temps d’écran mais en même temps, c’est très assumé, avec juste ce qu’il faut d’auto-dérision. Ça donne de la bonne télé. »

Les plus: « Il y a pas mal de stratégie. Le super vilain n’a pas le choix de prendre des décisions difficiles; le mensonge, la manipulation et la trahison sont même encouragés, ce qui fait ressortir le pire des gens! Ça joue fort sur le drama, évidemment, mais je ne trouve pas que ce soit surjoué. Côté mode, les candidats sont habillés dans l’esthétique dark, ce qui me plaît bien. »

Les moins: « Les défis sentent un peu le manque de budget, donc il ne faut pas s’attendre à du grand déploiement, mais là encore, c’est assumé, donc ça reste drôle. Par contre, les « anciens » de la téléréalité semblent avoir naturellement formé une alliance et je trouve les rapports de force un peu inégaux, mais je n’ai vu que les deux premiers épisodes, donc tout peut changer.»

Le verdict: « J’ai envie de continuer. Le côté stratégique m’intéresse et je soupçonne un début de romance entre Laurie (d’OD Californie) –  à jamais liée à  sa légendaire réplique « Tu veux-tu que j’pogne les nerfs?» – et Arnaud (gagnant d’OD Chypre), un candidat qui n’était pas particulièrement réputé pour son cœur tendre. C’est surprenant et je suis curieuse de voir la suite. »

Première saison – Disponible sur Crave

 

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MasterChef Québec – Le réconfort

 Le concept: « On assiste à une compétition sur 13 semaines entre une quinzaine de cuisiniers amateurs. Les candidats sont éliminés à la suite de défis culinaires, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un ou une gagnante. L’émission est animée par Martin Picard et Stéfano Faita, qui sont aussi les juges. »

 Le casting: « Cette saison, certains candidats expriment clairement qu’ils sont là pour gagner. C’est rare dans ce genre d’émissions, qui se déroule dans une ambiance plutôt bon enfant malgré la compétition. On attend aussi de grosses pointures en termes d’invités, dont Pasquale Vari, Geneviève Everell et Martin Juneau.

 La nouveauté: « La première saison nous montrait l’audition des candidats. Cette formule a été délaissée lors des saisons suivantes. Pour cette quatrième édition, on va les voir à nouveau. Je ne suis pas certaine que ce soit pertinent mais je suis curieuse de voir la façon dont ils vont ramener ça. »

 Le verdict: « Les compétitions culinaires, j’adore ça, et je trouve que MasterChef a un côté réconfortant. On ne l’écoute pas pour les surprises et les rebondissements. C’est prévisible mais enveloppant, et comme c’est diffusé quatre fois par semaine, on peut vraiment se plonger dedans. »

Quatrième saison – Diffusion sur TVA le dimanche à 20 h 30, et du lundi au mercredi à 19 h 30, à partir du 6 septembre

 

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Occupation Double (OD) Panama – L’incontournable

 Le concept : « Des célibataires hommes et femmes s’envolent au soleil, où ils vivent dans des maisons séparées (par genre, généralement) et participent à diverses activités et voyages censés les rapprocher jusqu’à former un couple. Le couple vainqueur gagne un condo ou un châlet. D’ici là, il faut survivre aux éliminations par les autres candidats et conquérir le cœur du public, à qui revient la décision finale, par vote. »

 Le casting : « Sur tous les portraits de candidats dévoilés jusqu’à présent, aucun n’a retenu mon attention. Le casting est traditionnel. Pas de grosse surprise ou de profil saillant selon moi. Cela dit, Alicia Moffet et Frédéric Robichaud vont continuer d’animer l’émission malgré leur rupture, et ça, j’avoue que j’ai hâte de voir ce que ça donne! »

 La nouveauté: « Crave lance le balado officiel d’OD, 5 à 7 OD, qui sera animé par Jessica Roux et Rosemarie Santerre. Il y a déjà un gros débat sur les réseaux sociaux autour du sujet, mais personnellement, j’ai surtout hâte de voir si les animatrices sauront délier les langues des candidats éliminés. Ce que je veux vraiment savoir? Les rapprochements qui ont lieu dans la maison des exclus! »

 Le verdict: « Chaque année, OD est LE sujet de small talk par excellence. Honnêtement, j’aurais vraiment l’impression de passer à côté de quelque chose si je ne l’écoutais pas! »

Disponible sur Crave et Noovo à partir du 6 septembre.

 

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