Lorsque Dove vous a approchée pour cette campagne, quelle a été votre première réaction ? 

J’ai grandi avec les produits Dove à la maison et je les utilise encore aujourd’hui ! Donc, accepter cette collaboration m’a semblé tout naturel. Quand ils m’ont présenté le concept de la campagne — mettre de l’avant les imperfections et la beauté qu’elles révèlent — j’ai su que c’était un projet pour moi.

La campagne #ShareTheFirst encourage les femmes à célébrer leur beauté naturelle et les petits moments spontanés du quotidien. Qu’est-ce qui vous a poussée à vous libérer des standards de perfection imposés par les réseaux sociaux ? 

Je ne compte plus les fois où j’ai demandé à mes amis de me prendre en photo sous tous les angles, en m’assurant que la lumière soit parfaite, à trimballer ma lampe beauté partout, alors publier une première photo sans filtre ni retouche a été un vrai défi. Mais quand j’ai découvert que six femmes sur dix ne publient rien en ligne à cause de leurs insécurités, je m’y suis reconnue. Cette campagne est une magnifique occasion de rappeler aux femmes qu’on n’a pas à être parfaite pour être belle. Peut-être que la vraie beauté se cache justement dans ce qu’on considère comme nos défauts. Et j’espère que de plus en plus de femmes oseront se montrer telles qu’elles sont — c’est tellement libérateur.

 

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En tant qu’artiste, constamment exposée et très présente sur les réseaux sociaux, comment avez-vous appris à embrasser votre authenticité ? 

Ce n’est jamais facile. On traverse toutes des phases : des jours où l’on se sent bien dans sa peau, et d’autres où c’est plus difficile. C’est normal. Pour ma part, j’essaie d’être aussi transparente que possible avec mes fans. Il y a des moments où je me sens au top, et d’autres où je ne me reconnais même pas. Au début de ma carrière, je lisais tous les commentaires, et certains me faisaient très mal. Avec le temps, j’ai appris à ne plus chercher la validation extérieure. Bien sûr, l’avis de mes proches compte toujours — ma famille, mes amis — mais celui des inconnus sur Internet, beaucoup moins. Aujourd’hui, j’ai adopté une nouvelle approche : ce qui compte, c’est ce que je pense de moi-même.

Vous prônez depuis toujours la confiance en soi et l’acceptation de son corps. Quel message aimeriez-vous faire passer aux jeunes filles qui grandissent avec cette pression constante des réseaux sociaux ? 

Beaucoup disent « aime-toi », mais ce n’est pas toujours un vrai conseil. Parce qu’on ne sait pas forcément comment s’aimer. Il faut des gestes concrets. Par exemple, je complimente souvent d’autres femmes — sur leur gentillesse, leur look, leur énergie. Mais face au miroir, je peux être très dure envers moi-même. J’ai appris à stopper ces pensées et à les remplacer par quelque chose de positif. Imaginez parler à votre meilleure amie comme vous vous parlez à vous-même… Ce serait destructeur. On doit apprendre à se traiter avec la même douceur qu’on offre aux autres. La confiance ne vient pas de la perfection, mais de l’acceptation. Un jour, vous regarderez des photos de vous et vous penserez : « J’étais belle, finalement. » Alors vivez l’instant présent, partagez ces souvenirs, et soyez fières de vous.

«Imaginez si vous parliez à une amie comme vous vous parlez à vous-même… On doit apprendre à se traiter avec la même douceur qu’on offre aux autres.»

Au-delà du mot-clic #ShareTheFirst, qu’aimeriez-vous dire aux femmes qui luttent avec leur image sur les réseaux sociaux ? 

Les réseaux sociaux ont beaucoup apporté, mais ils ont aussi créé des standards de beauté irréalistes. On voit des images parfaites, retouchées, filtrées. Et à force, on croit que c’est la norme. C’est pour ça que j’adore quand des gens publient des vraies photos : des vergetures, de la cellulite, une peau texturée. J’ai moi-même publié une photo en maillot de bain où mes vergetures étaient visibles. J’aurais pu les effacer avec Photoshop, mais j’ai choisi de ne pas le faire. Parce que ce ne serait plus moi. Si nous sommes de plus en plus nombreuses à montrer nos vraies peaux, nos vrais corps, on créera une connexion plus profonde entre nous. La vie ne devrait pas être une course à la perfection, mais une quête d’authenticité. C’est le cœur de cette campagne. Dire aux femmes : votre perfection est dans ce que vous croyez devoir cacher.

Je suis fière de faire partie de ce projet et de partager ce message. J’espère qu’il touchera celles qui en ont besoin, et les encouragera à se joindre au mouvement.

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