La contraception est en constante évolution. Les moyens actuels qui permettent d’éviter les grossesses sont plus efficaces, plus discrets et comportent moins d’effets secondaires désagréables qu’auparavant. Et pourtant, bien des femmes ont tendance à utiliser les mêmes méthodes, année après année. Et si la pandémie affectait aussi notre façon de se protéger?

Depuis le printemps dernier, nos habitudes de vie ont radicalement changé. Nos routines du matin – et du soir – en ont pris un coup! Sachant que la pilule contraceptive doit être prise à heure fixe pour être pleinement efficace, il faut s’assurer de ne jamais l’oublier… ce qui n’est pas toujours évident. Au Québec, 75 % des femmes qui utilisent un contraceptif se tournent vers la pilule. Dans la mesure où celle-ci est prise de façon régulière, son efficacité est de 99 %, mais si tel n’est pas le cas, l’efficacité diminue à 91 %. Et si d’autres options s’avéraient encore plus efficaces sans qu’on ait besoin d’y penser, jour après jour?

À cet égard, le contraceptif intra-utérin (CIU), couramment appelé «stérilet», est une option intéressante, d’autant plus qu’on n’a pas à s’en soucier une fois installé par un médecin ou une infirmière praticienne spécialisée (IPS). Selon le type de CIU choisi, la protection qu’il offre peut durer de 3 à 10 ans. Le CIU est d’ailleurs la méthode contraceptive la plus efficace – plus que la pilule, même si celle-ci est prise régulièrement sans aucun oubli –, avec un taux de 99,2 %.

«Le plus grand mythe qui circule, c’est que la pilule contraceptive est le moyen de contraception le plus efficace, affirme Julie Poirier, infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne. Par exemple, après un an d’utilisation de contraceptifs dans un groupe de 1000 femmes, il y aura deux grossesses non planifiées avec les systèmes intra-utérins (SIU) hormonaux et huit avec les dispositifs intra-utérins (DIU) en cuivre, comparativement à 90 grossesses non planifiées avec la pilule. Pourquoi? Parce que la pilule nécessite une manipulation de l’utilisatrice, ce qui entraîne une plus grande marge d’erreur et réduit donc son efficacité.»

Cela dit, même s’il s’agit de contraception à long terme, il est toujours possible de retirer le CIU si notre situation change, qu’on décide de devenir enceinte ou qu’on veuille opter pour un autre type de contraceptif, et ce, sans que la fertilité en soit affectée.

Quelle que soit la méthode contraceptive choisie, il est important d’en discuter d’abord avec un professionnel de la santé, qui pourra nous éclairer sur l’efficacité des diverses options. Comme il existe plusieurs moyens d’éviter les grossesses non désirées, il suffit de trouver celui qui convient le mieux à notre style de vie. À ce propos, Julie Poirier insiste sur l’importance de prendre une décision éclairée en s’informant sur toutes les options offertes: «Dans notre pratique, nous devons aider les femmes à trouver la méthode la plus efficace pour elles, en tenant compte de leurs besoins et de leurs préférences. Il faut donc parler de toutes les méthodes disponibles. Dans quelques années, leur style de vie pourrait avoir complètement changé; à ce moment-là, elles connaîtront déjà les options à leur portée.» Alors, pas question de laisser les autres décider de comment on se protège: après tout, c’est de notre santé qu’il s’agit!

Selon un récent sondage Léger, près de 70 % des Canadiennes et des Québécoises de 18 à 40 ans qui ont utilisé un contraceptif durant les six derniers mois croient qu’il est très important de prévenir une grossesse non planifiée pendant la pandémie.

Pour en savoir plus sur les différentes méthodes de contraception, on consulte le site raice.ca/fr/.

Cet article est commandité par Bayer.