Toutes les it girls adorent Tory Burch. Au cours des cinq dernières années, la créatrice a revitalisé sa marque et s’est lancée à fond dans la nouvelle vague de l’économie des créateurs. Ses défilés sont devenus non seulement une source d’inspiration stylistique pour ses admirateurs, mais aussi un rendez-vous incontournable réunissant les influenceurs les plus en vue de l’industrie, comme Mandy Lee, et des célébrités confirmées telles qu’Avantika Vandanapu, Emma Roberts, Mary Beth Barone, Ciara, Chloe Fineman et Jessica Alba. Mais l’attrait indélébile de ses collections demeure toujours le clou du spectacle.

Burch excelle dans l’art d’intégrer des subtilités à ses créations, généralement fraîches, espiègles et parfaites pour une sortie entre amies. Ses chaussures percées, devenues quasi virales, se retrouvent aux pieds de toutes les filles branchées du centre-ville. Pourtant, le défilé printemps 2026, bien que parsemé de détails malicieux, a révélé un virage plus studieux. Cardigans boutonnés, polos en maille, jupes midi et robes champêtres oscillaient entre « office siren » et adaptation contemporaine de Les Quatre filles du docteur March.

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Peut-être Burch s’inspirait-elle d’une grande diversité d’époques. Les pièces en cuir verni et les ensembles froissés à col bateau, en bleu poudre et terre cuite, évoquaient clairement une influence mod, tandis que les robes brodées du final s’inspiraient de silhouettes épurées des années 1920. La créatrice a d’ailleurs puisé dans des échantillons de broderies anciennes pour ses recherches.

Le minimalisme façon The Row continue sans doute de déferler sur les podiums new-yorkais — et dans nos fils TikTok —, mais la femme Burch incarne une élégance plus « IRL ». Les escarpins perlés et les imprimés d’allure vintage du défilé apportaient une étrangeté bien ancrée dans le réel — un univers où un collier peut aussi bien provenir d’une vente de garage que la veste d’un créateur de luxe.

En un sens, Burch pose autant une question qu’elle n’y répond : comment s’habiller comme une collectionneuse d’art excentrique… et surtout, où dénicher ce style.

Cet article a été publié sur ELLE US.