Si ton portefeuille pouvait parler, que dirait-il de toi?

Que je suis dépensière, mais que je ne vis jamais au-dessus de mes moyens. Je ne dépense que le surplus après avoir payé mes factures et mis des sous dans mon épargne et mes placements.

Quel est le meilleur conseil financier que tu aies reçu?

Mon père m’a appris à être économe. J’ai commencé jeune à mettre de l’argent de côté pour pouvoir m’acheter un condo ou une maison ou pour pouvoir investir. J’ai commencé à avoir un bon coussin dans mon compte de banque à la mi-vingtaine, en cumulant les contrats d’enseignement de la danse et en étant serveuse.

Qu’as-tu appris en tant qu’entrepreneure au cours des dernières années?

Que l’argent, ça va et ça vient. On fait des bons coups et des mauvais coups; ça fait partie de la game . Lorsqu’on a une business, même si on étudie attentivement ce qui se passe dans notre industrie, il y a toujours une part d’essais et d’erreurs.

 

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Quel est l’achat le plus fou que tu aies jamais fait?

La chose la plus folle que j’ai faite avec mon argent, c’est de créer mon entreprise: NANA the BRAND. Investir des centaines de milliers de dollars dans un stock de maillots et de vêtements, et contracter des prêts de centaines de milliers de dollars en mon nom pour quelque chose d’aussi volatile que l’industrie de la mode… c’est assez cow-boy! Mais je n’ai aucun regret!

Quel est l’achat le plus considérable que tu aies fait récemment, et pourquoi t’a-t-il semblé juste?

Ma maison actuelle et toutes les rénovations qu’on y a effectuées. C’est considérable pour notre portefeuille, à mon chum et moi, mais ça nous a semblé juste, parce qu’une propriété bien entretenue et rénovée à Montréal ne fait que prendre de la valeur.

Comment fais-tu le lien entre ton expérience en comptabilité et la gestion des finances de ton entreprise?

Grâce à mon baccalauréat en comptabilité, je comprends le jargon des finances, je m’y retrouve facilement. Je suis une fille de chiffres, je peux donc faire des projections intelligentes et bien comprendre ce qui doit être retravaillé. Mais je suis aussi entourée d’une équipe de professionnels en gestion formidable!

 

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Tu dis que ce n’est pas un gage de stabilité, de lancer une entreprise. Comment gères- tu l’incertitude liée à l’entrepreneuriat?

C’est l’apprentissage d’une vie. Être son propre patron, c’est bien; on prend congé quand on veut, on se lève tard le matin, personne ne nous dit ce qu’il faut faire. Mais quand ça va moins bien, c’est aussi à nous de nous retrousser les manches, de travailler 80 heures par semaine, de gruger dans notre salaire.

Quels conseils donnerais-tu à d’autres femmes qui souhaitent se lancer en entrepreneuriat tout en restant fidèles à elles-mêmes?

Attachez votre tuque avec d’la broche! Sans blague, ce n’est pas de tout repos. Ça prend du temps, de l’énergie, des ressources. Il faut vraiment être passionnée par ce qu’on fait. Le profit, c’est en bonus!

Comment gères-tu la pression d’être à la fois le visage et le moteur de ton entreprise?

Être le visage de ma marque, c’est doux. J’ai toute une équipe qui s’occupe de moi. Mais je veux aussi que mon entreprise soit accueillante pour toutes les femmes – pas seulement pour celles qui me ressemblent. J’espère qu’elles se reconnaissent dans ce que NANA the BRAND tente de véhiculer.

Que dirais-tu à une Marina plus jeune sur la construction d’une carrière créative durable?

Que diversifier son portefeuille est primordial! Je crois que la raison pour laquelle je n’ai jamais manqué de rien, c’est que j’ai toujours travaillé fort, mais, surtout, que j’ai diversifié très tôt mes sources de revenus.