Miser sur des mots de passe complexes

D’après un sondage mené l’an dernier par la firme de cybersécurité NordPass, des milliers de personnes au pays utilisent encore des mots de passe facilement identifiables, tels que «123456», «admin» et «password».

Afin d’éviter que des gens malintentionnés n’obtiennent des informations confidentielles sur nous, le gouvernement du Canada recommande de former un mot de passe comportant un minimum de 12 caractères et combinant à la fois des majuscules et des minuscules, des chiffres et des symboles. On peut même créer une «phrase de passe», en choisissant quatre mots au hasard.

Lorsqu’on crée un code secret, on évite par ailleurs les noms et la date de naissance des membres de notre famille, de nos amis et de nos animaux de compagnie. On ne partage pas non plus nos accès avec quelqu’un, même un proche.

Un mot de passe pour chaque compte

Il est, de plus, conseillé d’utiliser un mot de passe différent pour chacun de nos comptes. Sinon, les dommages risquent d’être encore plus graves si on subit une cyberattaque par bourrage d’identifiants, c’est-à-dire si des fraudeurs réussissent à s’introduire dans un de nos comptes et accèdent ensuite à tous nos autres comptes. Ce vol de données pourrait aller jusqu’au vol d’identité, par exemple lorsqu’un individu demande une carte de crédit en se faisant passer pour la victime.

Regrouper sans rien partager

La gestion de plusieurs mots de passe complexes n’est pas facile, car on peut oublier ces codes. C’est pourquoi un gestionnaire de mots de passe est un outil utile pour stocker tous nos identifiants et nos mots de passe à un même endroit. Ainsi, pour accéder à nos autres mots de passe, on n’aura à se souvenir que d’un seul mot de passe, celui qui donne accès à ce gestionnaire.

Activer la vérification en deux étapes

Même si certains trouvent cette opération pénible, la vérification en deux étapes (avec code d’accès à usage unique reçu par courriel ou par message texte) permet également d’augmenter la sécurité d’un compte. Pour des précautions supplémentaires, on éviter de se connecter à un compte personnel par l’intermédiaire d’un réseau Wi-Fi ou d’un appareil public, et on ferme notre appareil après chaque séance.

Analyser un fichier avant de l’ouvrir

Afin d’éviter qu’un intrus ait accès à nos appareils, on installe d’abord un logiciel antivirus dès qu’on achète un nouvel ordinateur ou une tablette. Par la suite, on l’active régulièrement. Le gouvernement du Canada recommande de le faire au moins une fois par semaine.

Il est aussi conseillé de maintenir nos logiciels à jour, d’effacer l’historique de navigation et de vider le cache après chaque utilisation.

On s’assure également de la fiabilité de la source des fichiers qu’on télécharge. Avant de les ouvrir, on les vérifie en activant un antivirus. En cas de doute, on les supprime immédiatement.

Ne jamais fournir de renseignements personnels

Des malfaiteurs tentent souvent de se faire passer pour un organisme ou une entreprise avec lesquels on fait affaire. Certaines techniques sont particulièrement élaborées et vont même jusqu’à imiter le numéro de téléphone et l’adresse courriel de ces organisations pour leur donner de la légitimité. Lorsqu’on reçoit un appel ou un courriel non sollicité, il ne faut jamais y répondre et fournir de renseignements personnels. On communique plutôt directement avec les organisations officielles après avoir trouvé leur numéro de téléphone sur leur site web, afin de s’assurer que c’est bien elles qui nous ont contactés.

Reconnaître les signaux d’alerte

Selon le gouvernement du Canada, certains signes peuvent indiquer que des malfaiteurs nous ont dans leur mire, notamment si l’appel reçu est de mauvaise qualité audio et si un silence persiste au début de la conversation. La personne au bout du fil essaie ensuite généralement de demander des renseignements confidentiels en plaidant l’urgence de la situation, voire en menaçant sa victime.

Comme les escrocs font constamment preuve de créativité pour trouver de nouveaux stratagèmes d’hameçonnage, on consulte régulièrement la page Arnaques et fraudes sur le site du gouvernement du Canada. On reste ainsi bien au fait de leurs plus récentes techniques afin de les déceler rapidement, si jamais on devenait une cible.

Partager la mauvaise nouvelle sans avoir honte

L’an dernier, près de 28 000 personnes au pays ont été victimes d’escroquerie, entraînant des pertes de 704 M$, selon le Centre antifraude du Canada.

Qu’on soit ou non tombé dans le panneau, le mouvement Ensemble contre la fraude recommande d’en parler le plus possible autour de soi afin d’éviter que les malfaiteurs ne fassent plus de victimes. Il donne aussi la marche à suivre pour signaler l’arnaque auprès des autorités compétentes.