Vérifier notre dossier de crédit fait baisser notre score: FAUX

Une telle requête a une incidence sur la cote de crédit dans le cas où elle est faite par une institution financière ou une entreprise lorsqu’on fait une demande de prêt.

Mais si l’on veut consulter nous-mêmes notre cote de crédit ou qu’on autorise un futur employeur à le faire, ça n’a aucune répercussion sur le pointage affiché dans notre dossier. Le gouvernement fédéral recommande même de faire cette manœuvre de temps en temps afin de s’assurer que notre dossier ne contient pas de renseignements erronés ou frauduleux.

 

On n’a qu’une seule cote de crédit, et elle reste la même partout: FAUX

En tant que particulier, on peut consulter notre dossier auprès d’Equifax et TransUnion. Ces deux agences d’évaluation du crédit collectent des données de manière indépendante et chacune possède une méthode de calcul qui lui est propre. Il se peut donc que l’on constate que le pointage affiché n’est pas le même, selon l’entreprise choisie. L’écart entre les deux peut même être important et aller jusqu’à une centaine de points, d’après Equifax.

Les banques et les entreprises se basent sur le score Fico pour déterminer si elles accorderont ou non du financement à un client. Plusieurs versions de cette échelle existent, selon que l’on cherche à obtenir une carte de crédit, une hypothèque ou un prêt automobile, par exemple.

Gagner beaucoup d’argent signifie forcément qu’on a une bonne cote de crédit: FAUX

L’argent ne fait pas le bonheur… ni le dossier de crédit! Un salaire annuel de 200 000 $ ne garantit en rien un dossier impeccable si l’on accumule les cartes de crédit pleines et les retards de paiement. La cote sera alors plus basse que celle d’une personne dont les revenus sont plus modestes, mais qui a de bonnes habitudes financières.

Le calcul se fonde plutôt sur des facteurs tels que l’historique de paiement (à savoir si l’on rembourse le solde dans les délais prescrits) et la proportion de crédit utilisé par rapport à celui qui est disponible. Les agences accordent aussi un meilleur pointage à ceux et celles qui peuvent s’acquitter simultanément de plusieurs types de financement: hypothèque, carte de crédit, marges, etc.

Fermer un compte de carte de crédit ou d’hypothèque améliore notre cote: FAUX

Cela peut sembler une bonne idée, car on a tendance à penser qu’avoir moins de dettes ou de possibilités d’endettement améliore notre situation financière. Or, c’est plutôt le ratio d’utilisation du crédit qui pèse dans la balance. Ainsi, une marge de 10 000 $ au solde nul et deux cartes de crédit presque vides sont perçues d’un meilleur œil par les agences qu’un seul compte dont le montant limite est dépassé.

Par ailleurs, si l’on désire se départir d’une carte de crédit, mieux vaut éliminer celle qu’on a acquise le plus récemment, afin de ne pas faire baisser l’âge moyen de nos comptes, qui est également un facteur auquel les prêteurs accordent de l’importance dans le calcul de la cote globale.

Une dette payée est automatiquement effacée du dossier de crédit: FAUX

Qu’elle ait été remboursée à l’échéance ou en retard, une dette ne s’efface pas comme par magie d’un dossier de crédit. Sur son site web, le gouvernement du Canada rappelle que les dettes peuvent rester inscrits au dossier jusqu’à 10 ans après leur fermeture chez Equifax et 20 ans chez TransUnion.

Certains renseignements dits négatifs, comme les sommes envoyées en recouvrement d’une dette, demeurent aussi inscrits au dossier. Les agences peuvent conserver pendant 6 ans les informations concernant des retards ou des impayés sur une carte ou un prêt. Une faillite apparaîtra quant à elle durant 6 ou 7 ans, selon la province de résidence.

En résumé, une cote de crédit élevée est à l’image des saines habitudes de vie: elle se mesure sur la constance et la durée.

Quelques trucs pour améliorer notre cote de crédit

  • Rembourser nos dettes à temps et ne pas sauter de paiement, même si l’on conteste certains frais facturés.
  • En cas de difficulté, contacter rapidement le prêteur pour conclure une entente de paiement.
  • Nous limiter à un maximum de 30 % du financement total accordé permet de conserver un bas niveau dans l’utilisation de notre crédit.
  • Limiter la fréquence des demandes de crédit. Formulées trop souvent, de telles requêtes envoient le signal qu’on vit au-dessus de nos moyens.