Voyages
21 févr. 2014

La Barbade: zen et sauvage

Par Louise Dugas

Auteur : Elle Québec

Voyages
21 févr. 2014

La Barbade: zen et sauvage

Par Louise Dugas

Je n'ai rien fait ou presque durant tout mon séjour à la Barbade. Un grand rien en bikini. Vous voilà prévenues. Pas de shopping effréné, de motomarine ou de kitesurf, encore moins de cricket, le sport national du pays. Pendant cinq jours, j'ai savouré ce que les voyageurs avisés, ici, contemplent avec bonheur: le vide.

Je l'avoue, ça n'a pas toujours été facile. Je ne tiens guère en place, même durant mes vacances. Mais j'ai eu la chance d'avoir une guide extraordinaire, Ann, propriétaire d'une coquette maison à l'est de l'île. Cette Canadienne, spécialiste en tourisme, m'a appris comment on vit ici. C'est-à-dire lentement.

La Barbade étant minuscule - en faire le tour en voiture prend à peine cinq heures -, je me disais que, de toute façon, il devait exister peu de choses à voir sur l'île. C'est faux. Vous n'avez pas idée du nombre de grottes naturelles, de manoirs ancestraux et de charmants villages que recèle ce coin de terre. C'est sans compter Bridgetown, la capitale aux allures coloniales, et la côte ouest, baptisée Platinum coast (côte de Platine) à cause de ses hôtels cinq étoiles fréquentés par les stars et les magnats de la finance.

Mais Ann avait insisté pour que nous restions sur la côte est, baignée par l'Atlantique. «Les vagues y sont plus fortes qu'à l'ouest, sur la mer des Caraïbes, mais là-bas, c'est chaud, humide et rempli de moustiques. Dans ma région, les plages sont désertes, et les paysages, inouïs.»

Vrai, je me serais crue en Écosse, à voir les falaises abruptes et les étendues vertes, la mer agitée et les rochers pointus. C'est ce paysage qu'ont vu les premiers colons britanniques qui ont débarqué ici au 17e siècle. Leurs gros navires jetaient l'ancre près de la côte pour y déverser leurs marchandises ainsi que les malheureux esclaves venus d'Afrique. Puis la cargaison repartait dans de plus petits bateaux qui, eux, remontaient vers l'Amérique.

Découvrez plus bas en photos les endoits à ne pas manquer de la Barbade.

 

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Galerie photos

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La Barbade: zen et sauvage

La plage Harrismith

Les panoramas sont admirables, mais il faut voir les plages, du côté est de l’île. Oh là là! me suis-je extasiée en mettant le pied sur le sable douillet de Bath. L’eau émeraude y était chaude comme dans un jacuzzi. Wow! ai-je dit en contemplant le long ruban blanc de la plage Harrismith. Pas de parasols, ni de chaises en plastique, ni de salsa à fond la caisse. Le bonheur!

Par : Louise Dugas Source: ELLEQuébec.com Crédits: Louise Dugas

La Barbade: zen et sauvage

Le Cutter's Deli

Ann avait pris soin de faire préparer un piquenique au resto Cutters Deli, à Cranebeach, sur notre route. J’ai ainsi passé l’après-midi à engloutir des côtes levées et à boire du rum punch en observant des ados se jeter dans la mer du haut d’un rocher.

Par : Louise Dugas Source: ELLEQuébec.com Crédits: Louise Dugas

La Barbade: zen et sauvage

Un surfer attaque les vagues

Le lendemain, nous avons atterri sur la plage de Bathsheba, léchée par des vagues colossales dont l’une, baptisée Soup Bowl, attire les surfeurs du monde entier. J’ai laissé la «machine à laver», comme on l’appelle, aux jeunes kamikazes, et je me suis contentée de faire l’iguane sous les cocotiers.

Par : Louise Dugas Source: ELLEQuébec.com Crédits: Gracieuseté de l'Office de la Barbade

La Barbade: zen et sauvage

Le Round House Inn

À l’heure du brunch, nous avons fait ripaille à l’historique Round House Inn, réputé pour ses gâteaux et la lenteur de son service, à tel point que ce dernier est devenu une attraction touristique. Une heure a bien dû s’écouler avant que je savoure, enfin, mon pain aux bananes. Mais quel délice! Tout comme celui aux courgettes. Et vous auriez dû voir ma plantureuse salade de fruits! La fillette à la table d’à côté la zieutait, l’air de dire: «Maman, pourquoi je n’en ai pas une comme ça, moi?» Mémorable.

Par : Louise Dugas Source: ELLEQuébec.com Crédits: Louise Dugas

La Barbade: zen et sauvage

L'hôtel The Crane

Beaucoup de Québécois croient que la Barbade, comme St. Barth, est hors de prix. Il est vrai qu’une suite au mythique hôtel The Crane, par exemple, avec vue sur l’océan, terrasse et piscine privée, n’est pas donnée. Il en va également ainsi du Sandy Lane Hotel et autres palaces de la Platinum Coast, où séjournent, par exemple, William et Kate. Mais on peut louer une chambre dans une auberge ou un petit appart avec cuisinette à un prix presque abordable au sud de l’île. Pour plus d'infos: intimatehotelsbarbados.com

Par : Louise Dugas Source: ELLEQuébec.com Crédits: Gracieuseté de l'hôtel The Crane

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Le Fish Fry

Il existe aussi des façons peu coûteuses de manger, en allant par exemple au Fish Fry, à Oistins. Le vendredi soir, ce marché aux poissons se mue comme par magie en une multitude de casse-croûtes. Les gens du coin sortent les barbecues, les tables de piquenique, les ustensiles et les assiettes en plastique, et servent les prises de la journée.

Par : Louise Dugas Source: ELLEQuébec.com Crédits: Louise Dugas

La Barbade: zen et sauvage

Le Shirley's Food Hut

Au Shirley's Food Hut, j’ai commandé du poisson volant, un des plats qu’il faut goûter une fois dans sa vie, avais-je lu dans le livre Food Journeys of a Lifetime de National Geographic. Mon poisson avait dormi trop longtemps sur la grille, mais il était accompagné d’un délectable macaroni, digne du meilleur comfort food.

Par : Louise Dugas Source: ELLEQuébec.com Crédits: Louise Dugas
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