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J’ai testé: dormir dans un tipi à la Villa Nao

J’ai testé: dormir dans un tipi à la Villa Nao

La rivière Noire, qui s'écoule en bas de la Villa Nao.

Photographe : Instagram @villanao Auteur : Marouchka Franjulien

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J’ai testé: dormir dans un tipi à la Villa Nao

On a profité d’une fin de semaine pour se rendre en Montérégie à l’auberge Villa Nao... et passer la nuit dans un tipi!

La route entre Montréal et Roxton Falls — le village tout près de la Villa Nao — se colore de cuivre, d’ocre et de rouge écarlate. L’automne s’installe progressivement et le trajet, charmant en ce temps de l’année, me met de bonne humeur. Quand il s’agit de passer un weekend dans la nature, loin du rythme incessant de la ville, je suis la première à sauter en voiture!

Une heure et demie plus tard, nous arrivons, mon fiancé et moi, devant la Villa Nao, qui a ouvert ses portes il y a un mois à peine. Nous nous attendions à un lieu plongé en pleine nature, mais l’auberge se trouve au bord de la route. Un bouddha en pierre nous accueille à l’entrée et donne le ton: la villa recense quelque 200 objets provenant de Bali. Dominique et son conjoint Vincent ont passé plusieurs hivers dans cette petite île indonésienne et sont revenus des souvenirs plein leurs valises, décidés à montrer leurs trouvailles à leurs nouveaux clients. C’est ce que nous raconte Dominique à l’accueil, pendant que nous remplissons une fiche qui nous demande entre autres notre niveau de bonheur et notre régime (de végétalien à carnivore).

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Notre hôtesse nous fait visiter les lieux, du salon qui fait aussi salle à manger, au spa. En bas de l’auberge, la rivière Noire suit son cours. Si on le souhaite, on peut la longer par un petit chemin, qui se faufile ensuite à travers la forêt.

Notre tipi, joliment décoré, nous accueillera pour la soirée. Dominique nous explique qu’elle a choisi de ne pas mettre de rideaux aux fenêtres, afin que les clients soient «en communion avec la nature». Je tique un peu: j’ai le sommeil léger et la moindre lumière me réveille. Le lendemain matin, je serai d’ailleurs réveillée aux aurores. J’aurais préféré avoir le choix!

 

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Instagram @ellequebec

Il reste quelques heures avant le souper. J’enfile mon maillot de bain, direction le spa! Un peu à l’écart de l’auberge, le sauna offre une vue plongeante sur les arbres et la rivière, grâce à ses deux baies vitrées. Des mangeoires à oiseaux, placées devant les fenêtres, permettent d’admirer écureuils et mésanges charbonnières, tout en évacuant les toxines. Après une dizaine de minutes passées en pleine chaleur, la salle de repos finit par nous appeler, mon amoureux et moi. Celle-ci est joliment décorée de coussins et de ce qui semble être un large lit à baldaquin en bois sculpté (c’est en fait un arrêt de bus dans les villages  balinais, nous expliquera Dominique).

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Après une sieste bien méritée, on file au jacuzzi. Celui-ci, en plastique, jure avec le cadre de bien-être de la Villa Nao. La piscine aussi, de laquelle on aperçoit la route et ses voitures. Si on désire passer un séjour de détente au spa dans un cadre privilégié, il existe des lieux plus champêtres.

Après une marche le long de la rivière, on se rend à la salle à manger. Dominique nous avait demandé de choisir au préalable notre menu du soir. La marche a creusé notre appétit, mais nous n’osons pas déranger le chef pour lui demander un plat supplémentaire. Le satay typique d’Indonésie – des brochettes de poulet servies avec une sauce aux arachides – est plus que satisfaisant, tout comme le Mie Goreng, sorte de pad Thaï balinais. La Villa Nao propose un menu locavore, à base de produits bio. On finit notre repas sur une touche sucrée, avec un roulé de riz soufflé au cacao et au beurre d’arachide, nappé d’un coulis de framboise. On s'est régalés!

 

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Le souper terminé, nous retournons à notre tipi. Nous n’avions pas fait attention au lit – un deux-places étroit – jusqu’à ce que nous y soyons allongés. Mes pieds dépassent du matelas... Je passe une nuit peu confortable!

Le lendemain matin, le déjeuner nous attend dans la salle à manger. Je choisis le bol de fruits frais, et mon amoureux le bagel déjeuner, avec un ketchup maison épicé délicieux. Après le repas, Dominique me fait visiter les chambres de l’auberge, bien plus confortables et équipées que le tipi. Si on souhaite essayer le «glamping», cette dernière accommodation – originale – est idéale. Sinon, on préfère le confort d’une vraie chambre!

Avant de partir, Dominique me glisse qu’ils ont plusieurs projets pour la Villa Nao, notamment de faire des pistes de ski de fond et de raquettes, ainsi que des retraites de yoga (un joli studio se situe déjà à côté de l’auberge). 2017 promet d’être une année riche en nouveauté!

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