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Entre mer et désert: Israël, un pays au cœur battant

Entre mer et désert: Israël, un pays au cœur battant


 
Photographe : Laure Juilliard

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Entre mer et désert: Israël, un pays au cœur battant

Peu de pays génèrent autant de passions et de débats qu’Israël. Entre vieilles pierres et gratte-ciels à la pointe de la modernité, il s’y déploie une énergie unique. Portrait en trois cartes postales.

TEL-AVIV: LA CAPITALE DU «COOL»

Avec ses 318 jours de soleil par an, Tel-Aviv, le centre économique du pays, s’affiche comme la capitale de la fête; une ville que l’on qualifie aussi d’eldorado pour l’innovation et les nouvelles technologies. Sa situation idéale au bord de la mer Méditerranée, ses édifices de style Bauhaus, ses quartiers branchés ou en plein essor et ses merveilleux marchés colorés lui confèrent un charme à part et une vitalité très prisée par la jeunesse israélienne. Parcours à travers une ville en constante ébullition.

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  Photographe: Laure Juilliard

Chasse au trésor dans Yaffo (Jaffa)

On déambule dans le Shouk HaPishpeshim (les puces de Jaffa) comme dans un village, où chaque coin de rue dévoile une boutique de créateur, un bric-à-brac de trésors vintage, un glacier ou un restaurant inondé de lumière. On adore la boutique 8 In Jaffa qui offre une sélection triée sur le volet de céramiques contemporaines réalisées par des artisans israéliens. Difficile de résister! Juste en face, on découvre la griffe Nina, une très jolie marque locale qui propose une mode minimaliste, féminine et confortable ainsi qu’une sublime collection de bijoux fins et gracieux. Une fois notre panier d’osier bien rempli, on s’arrête au Shaffa Bar pour un bon brunch ou chez Abu Hassan pour un des meilleurs houmous en ville.

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  Photographe: Laure Juilliard

Au fil des quartiers

Dans Neve Tzedek, véritable SoHo israélien, les multimarques stylés, les restaurants chics et les terrasses ombragées se succèdent. On s’arrête au Studio Noa pour s’offrir une pièce de designer israélien, et on craque pour un bijou signé Shlomit Ofir. Une bulle de luxe et de calme au milieu des gratte-ciels et de l’agitation environnante. Si c’est plutôt la perspective d’un bar caché qui nous emballe, le quartier Florentine est tout indiqué avec son atmosphère branchée et populaire, un brin déstructurée, et un dépaysement total puisque tout y est écrit en hébreu. On se rend sur l’immense terrasse du restaurant Suramare, cachée au sommet d’un immeuble. Une expérience unique très telavivienne. Promenons-nous aussi dans Noga, quartier émergent qui regorge de petites galeries et boutiques nichées dans des recoins à l’architecture remarquable, notamment la rue Nehama. On flâne ensuite sur la rue Nahalat Binyamin, bordée de jolis restaurants et de bars où siroter un verre. Nos préférés? Le rooftop du bar Le Prince et la cour intérieure confidentielle de Bicicletta. Pour souper, on va chez Port Saïd — tôt pour être sûre d’avoir de la place — et pour une expérience gastronomique de haut niveau, on se rend chez Messa, dirigé par le célèbre chef Aviv Moshe.

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  Photographe: Laure Juilliard

LA MER MORTE: EN APESANTEUR

Avec sa surface située à plus de 400 mètres en dessous du niveau de la mer, la mer Morte est l’endroit émergé le plus bas sur terre. Rien que ça! Sa salinité extrêmement élevée, réputée dans le monde entier pour ses nombreux bienfaits, permet de flotter sans le moindre effort, et sa boue noire riche en minéraux fait le bonheur des spas environnants. Menacée de disparition, principalement en raison de l’assèchement du Jourdain, elle offre un paysage unique au monde, à capturer tant qu’il en est encore temps.

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  Photographe: Laure Juilliard

Le bain au petit matin

La mer Morte est l’étape du voyage dédiée à la détente, qui atteint son paroxysme au petit matin. Dès 5 h 45, le jour teinté de rose se lève lentement sur sa surface parfaitement lisse, où quelques baigneurs savourent l’immobilité intemporelle. Pour vivre pleinement cette expérience, on pose ses bagages au luxueux Isrotel Dead Sea Resort & Spa, à quelques minutes à pied de l’eau, ou au Ein Gedi Hotel, doté d’une vue panoramique magnifique, et niché en plein coeur d’un jardin luxuriant.

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  Photographe: Laure Juilliard

Désert de sel

Cap ensuite sur le désert de Judée, qu’on aborde en 4 x 4 pour s’attaquer à l’ascension de la plus basse colline au monde, qui fait face à la Jordanie. Une promenade dans un décor irréel et brûlant qu’on peut compléter, à sa guise, avec une découverte des fruits et légumes cultivés dans les kibboutz non loin de là.

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  Photographe: Laure Juilliard

Les mains dans le plat

Une fois la nuit tombée, on se laisse choir sur les coussins à même le sol du restaurant Taj Mahal. Niché sous une grande tente bédouine climatisée et richement décorée, on y partage des grillades et une foule de petites entrées délicieuses sur un fond de musique orientale, tantôt traditionnelle, tantôt électro.

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  Photographe: Laure Juilliard

JÉRUSALEM: LOIN DES CLICHÉS

Au premier abord, «la ville sainte» semble fracturée, à l’image des origines diverses de la population et de la division très tranchée entre juifs orthodoxes et juifs laïcs. Mais Mélissa Aragones, 33 ans, qui habite Jérusalem depuis un peu plus de trois ans, demeure optimiste: «Il y a, à quelques minutes de chez moi, Meir Shaham, une rue qui tend à devenir plus mixte, où vivent ensemble ‘‘les chapeaux noirs’’ (juifs orthodoxes) et des juifs non religieux. Les gens viennent de tous horizons et sont de tous genres, c’est très fraternel.» Ville aux multiples profils, Jérusalem offre une scène culturelle vibrante, à l’image de la nouvelle génération qui l’habite. Décryptage.

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  Photographe: Laure Juilliard

Le nouveau visage de Jérusalem

La faculté d’art et de design de Bezalel et le nouveau complexe Beit Alliance, noyau dur du Jérusalem artistique, attirent beaucoup d’étudiants et de jeunes artistes qui ont élu domicile à Nachlaot, l’un des quartiers les plus anciens de Jérusalem. Composé d’un labyrinthe de rues piétonnes, il fourmille de petites adresses toutes simples ou branchées. Et lorsque Mélissa évoque son quartier à elle, Réhavia, ses yeux brillent d’enthousiasme pour ce bout de ville qu’elle estime «en plein essor». La rue Azza, notamment, fleurit de bars à vin et de cafés. Pour un concert atypique, elle recommande Mazkeka, un bar situé dans une cave qui révèle la scène alternative locale. Plus «roots» que Tel-Aviv, Jérusalem donne des fêtes plutôt hippies spirituelles, avec une musique fortement influencée par le Moyen-Orient. Un petit creux? Direction Anna Italian Cafe, un joli restaurant casher situé dans La Maison Ticho, transformée depuis en musée.

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  Photographe: Laure Juilliard

Saveurs et couleurs au «shouk»

Le marché Mahane Yehuda, toujours plein à craquer, se découvre de jour comme de nuit. Au milieu de ses étals colorés d’épices et de rugelach (croissants au chocolat), on y savoure des jus frais pressés minute, et on s’attable dans des mini cafés et restaurants où partager un petit noir et quelques falafels sur le pouce. Le soir, le marché dévoile d’autres petits bars et des scènes de concerts où les gens du coin viennent faire la fête. On goûte à l’excellent houmous du restaurant kurde Rachmo — une recommandation du chef israélien Yotam Ottolenghi — dont le menu écrit en hébreu et l’ambiance ne manquent pas de charme. Pour une expérience plus sophistiquée, on va au Machneyuda

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  Photographe: Laure Juilliard

Carnet de bord

Y ALLER de préférence au printemps ou à l’automne, pour éviter les grandes chaleurs.

VOYAGER avec WoW Air, qui propose des vols très économiques au départ de Montréal.

DORMIR à Tel-Aviv, le Poli House est à deux pas du grand marché et on adore son toit-terrasse au bord de la piscine. À Jérusalem, le légendaire hôtel King David offre une vue inégalée sur la vieille ville.

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