Musique

On a testé: le festival en forêt La Grosse Lanterne

On a testé: le festival en forêt La Grosse Lanterne

-- Photographe : @eliemassicolli et @theo_dc

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On a testé: le festival en forêt La Grosse Lanterne

Toutes deux amatrices de bonne musique comme de camping, ma collègue Théo et moi avons passé un weekend à Béthanie, en Montérégie, au festival musical La Grosse Lanterne. Compte rendu d’une fin de semaine pas piquée des vers - mais des maringouins, oui!

Vendredi

15h00 – C’est un départ! Armées de chasse-moustique, d’une glacière remplie de provisions et d’un sac à dos contenant nos tenues de festivalières, on prend la route vers Béthanie, à environ 1h30 de Montréal. Grâce à Mountain Equipment Coop, pas besoin de trimballer tentes, matelas et sac de couchage: l’entreprise nous accueille gracieusement dans une zone tout équipée, où l’on peut séjourner dans le calme et l’allégresse. Merci MEC! #glamping

Zone MEC

La Zone Mec  Photographie: @theo_dc

17h30 – Nos sacs déposés dans notre tente plus que confortable et un sandwich englouti en vitesse, on visite le site du festival qui, en d’autres circonstances, est un site de… grandeur nature! Je casse les oreilles de Théo durant une bonne quinzaine de minutes, m’imaginant en princesse ou en elfe aux oreilles pointues. (Personnellement, j’ai toujours été persuadée que ça doit être vraiment l’fun de participer à un grandeur nature…) Heureusement, BEYRIES vient à la rescousse de la patience de mon amie, et commence un spectacle tout en douceur sur la scène de la clairière, où la majorité des concerts auront lieu. Bière à la main, jolies mélodies dans les oreilles, coucher de soleil: décidément, ce weekend commence bien. Chapeau, d’ailleurs, pour une programmation où les artistes féminines ne sont pas laissées de côté. Ça fait du bien!

19h30 – Après avoir exploré le site (décoré pour l’occasion à la Foresta Lumina, avec des jeux de lumière et des décorations extérieures fantaisistes) et pris quelques minutes de bon temps au bord de la rivière avec des collègues journalistes, on arrive juste à temps pour entendre les dernières minutes du spectacle de Tire Le Coyote, qui réussit à faire lever la foule. Quelques cocktails plus tard, c’est le groupe montréalais The Franklin Electric qui monte sur scène. Malgré le froid qui s’installe, le chanteur Jon Matte et son band réchauffent la foule avec leurs rythmes entrainants.

Le village médiéval de Béthanie

Le village médiéval de Béthanie  Photographie: @lagrosselanterne

22h00 – La plus que parfaite Charlotte Cardin monte sur scène, et nous avoue d’emblée qu’elle jouera plusieurs nouveautés – qui se retrouveront fort probablement sur son premier album long jeu qu’on attend avec impatience. Sa voix profonde et mélodieuse charme l’immense foule massée pour devant la scène pour l’occasion. Surprise! Le magnifique Aliocha se joint à la chanteuse le temps de deux morceaux. Le spectacle fini trop vite, et c’est déjà le temps de se déplacer vers la scène MOOG AUDIO, près de la rivière, où des DJs nous attendent pour nous faire danser jusqu’aux petites heures.

Charlotte Cardin

Charlotte Cardin  Photographe: @lagrosselanterne

02h00 -  RYAN Playground, Walla P et GrandBuda nous en ont mis plein les oreilles. Essoufflées, on finit la soirée avec des guimauves et des saucisses grillées sur le feu, entourées de nouveaux amis. Puis, vidées, on repart vers notre campement où on s’endort dès que nos têtes touchent nos oreillers. Pas facile, la vie de festival!

GrandBuda

GrandBuda Photographie: @theo_dc

Samedi

13h00 – On se réveille tard, un brin amochées de la veille, on l’avoue. Après un déjeuner dégusté entre deux maisonnettes médiévales,  c’est le duo montréalais Les Deuxluxes qui réussit à nous réveiller entièrement avec leur pop-rock déchainé. Flamboyants comme à leur habitude, Anna Frances Meyer et Étienne Barry épatent la foule et ne la lâchent pas une seconde. La journée commence bien… même si c’est le genre de concert qu’on aurait aimé voir plus tard en soirée, sur la scène principale!

Les DeuxLuxes

Les DeuxLuxes  Photographie: @theo_dc

15h00 – Les membres de Ragers enflamment si bien la scène qu’après leur performance, on décide de prendre quelques instants pour se rafraichir dans la rivière, où de nombreux festivaliers font trempette. On sort juste à temps pour attraper les premières notes du spectacle de Gabrielle Shonk, dont la douce voix nous berce le temps d’une petite sieste au soleil, juste devant la scène principale. C’est dire à quel point ce festival nous permet de relaxer!

Le décor près de la rivière

Le décor près de la rivière  Photographie: @theo_dc

17h30 – Repues et reposées (les foodtrucks sur place sont incroyables et les artistes, d’ailleurs, n’arrêtent pas de souligner l’incroyable qualité des plats qui leur sont servis par le camion - et restaurant - montréalais Landry & Filles), on attend impatiemment le beau (et talentueux!) Geoffroy devant la scène principale. Dès son entrée sur scène, il réussit à faire danser les festivaliers avec sa pop-électro envoutante (et à faire rougir quelques-uns des spectateurs lorsqu’il enlève sa chemise, en sueur). La foule se clairsème et c’est l’exceptionnel Andy Shauf qui entre sur scène, peu après. Fidèle à lui-même et accompagné de ses musiciens, il offre au public une performance maitrisée, toute en douceur. Sa timidité charmante nous donne envie de le compter parmi nos meilleurs amis. Si vous n’avez pas encore écouté son album The Magician, faites-le tout de suite. Vous nous remercierez après!

Geoffroy

Geoffroy  Photographie: @__geoffroy

20h00 – Frigorifiées, on enfile tous les vêtements qu’on a apportés, puis on s’installe autour d’un feu de camp, depuis lequel on entend, sans bouger, les spectacles de Busty and the Bass, Poirier et Dead Obies. Décidément, on aurait dû apporter plus qu’un coton ouaté pour se tenir au chaud…

Dead Obies

Dead Obies  Photographie: @lagrosselanterne

23h00 – L’électrique groupe Duchess Says pétarade sur la scène MOOG AUDIO et fait danser les festivaliers comme s’il n’y avait pas de lendemain. On participe sans grand enthousiasme : notre nuit de camping, le froid et notre soirée endiablée de la veille ont eu raison de notre énergie. Avant de cogner des clous, on décide de retourner à notre campement de luxe pour un dernier verre de vin, et on en profite pour faire le bilan de notre festival.   

Des jeux de lumière dans la forêt

Des jeux de lumière dans la forêt  Photographie: @theo_dc

Au final, notre week-end fut plus qu’agréable – quoi de mieux, vraiment, que de marier camping et concerts? L’ambiance sur place était chaleureuse et conviviale,  le site était ultra propre et peu bondé – pas de lignes interminables pour aller aux toilettes (chimiques)! - et tout le monde, festivaliers comme organisateurs ou bénévoles, était sympathique. Le seul bémol? Bien que la programmation excellait dans son ensemble, on n’a pas trop compris les décisions prises quant  à l’ordre de passage des artistes... Reste que La Grosse Lanterne fait maintenant partie de nos incontournables estivaux, et on sera assurément de la partie lors de la prochaine édition!

 

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