Cinéma et Télé
4 août 2016

Le questionnaire Dompierre: rencontre avec Jean-Michel Dufaux

Par Stéphane Dompierre
Rencontre avec Jean-Michel Dufaux

-- Auteur : Stéphane Dompierre Crédits : Daniel Cianfarra (S. Dompierre) Source : ELLEQuébec.com

Cinéma et Télé
4 août 2016

Le questionnaire Dompierre: rencontre avec Jean-Michel Dufaux

Par Stéphane Dompierre

Ayant affaire à un grand amateur de latté, j’ai pris soin d’inviter Jean-Michel Dufaux dans un de mes cafés préférés, Le Cartet, dans le Vieux-Montréal. Coup de théâtre, il a commandé un smoothie. La vie ne cesse de m’étonner.

Résumons d’abord ton emploi du temps, toi, grand voyageur devant l’Éternel... Tu te lèves dans une ville étrangère, tu cherches un bon café, tu prends deux, trois photos: c’tu moi ou t’as le meilleur job du monde?

La vie de pigiste a ses hauts et ses bas, mais, oui, en voyage, je suis bien et tout à fait dans le moment présent. Je pars avec ma caméra et je découvre une ville. J’aime aussi rencontrer les gens, d’autant plus qu’ils n’ont pas les a priori que certains ont souvent au Québec. Ils ignorent que j’ai animé Testostérone et Drôles de vidéos... (rires)

En quoi l’émission Azimut, que tu animes à Évasion, se distingue-t-elle des millions d’autres émissions de voyage?

Mais... c’est le seul magazine voyage à la télé, au Québec! Avant Azimut, il n’y en avait aucun qui couvrait les actualités et les tendances du monde touristique, tout en proposant des reportages, des chroniques et des capsules d’humour.

Et ton Siège hublot, sur le web, qu’est-ce que c’est au juste? Un blogue?

Argh, je n’aime pas beaucoup ce mot-là... C’est plutôt un carnet de voyage très visuel, qui présente mes photos et mes vidéos. C’est un projet que je voulais réaliser depuis longtemps, parce que, le web, ça signifie pour moi faire beaucoup moins de compromis qu’à la télé. D’ailleurs, dans les médias traditionnels, on peut rarement être vraiment critique quant aux destinations...

Qu’est-ce que tu fais quand t’es en congé d’émissions de voyage? Tu voyages encore ou tu restes chez toi en pyjama devant la télé?

J’ai un chalet depuis un an et j’aime vraiment ça. Je lis sur le quai; le soir, je regarde un film. Je t’assure, je suis capable de tirer la «plogue» et de rester quelque part sans bouger! Et si je n’ai pas de machine à café à la maison, j’en ai une bonne là-bas, mais je précise que mon latté art est minable. Je n'arrive même pas à faire un coeur en mousse de lait, pourtant, c'est censé être très facile. 

Es-tu du genre touriste chiant qui se prend pour un vo-ya-geur et qui préfère les villes moins touristiques?

Ha, ha, ha! Disons que je n'aime pas me retrouver dans un troupeau de touristes. Ce n'est pas par snobisme, c'est juste que ça m'énerve! Certaines villes, très fréquentées, sont tellement dénaturées par le tourisme que t'as l'impression d'être à Disneyland. Par contre, hors saison, ces mêmes villes sont fabuleuses. Je pense à Florence, à Rome et à Venise, qu'il faut voir, mais au bon moment. 

Qu’est-ce que tu fais des petits produits fournis dans les chambres d’hôtel? Tu les snobes parce que tu as les tiens ou tu t’empresses de les entasser dans ta valise?

Je les ramasse: ils sont parfaits pour mon sac de hockey. À cause de toi, je vais avoir l’air gratteux, mais les petits formats, c’est très pratique.

As-tu toujours eu des emplois de rêve ou en as-tu eu qui ne me rendront pas jaloux?

À l’été 1982, j’ai passé trois semaines à nettoyer une usine de tabac au salaire minimum, ce qui représentait — je m’en souviens très bien — 3,54 $ l’heure! J’ai aussi eu cet autre emploi, et personne ne me croit quand j’en parle: à l’été 1997, j’ai travaillé à rafistoler le toit du Stade olympique. On le cousait à la main. J’avais un vrai salaire, mais quel travail absurde!

J’espère que ce ne sont pas tes coutures qu’on s’emploie encore à réparer...

C’est très possible.

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