Cinéma et Télé
11 sept. 2013

Cinéma: La maison du pêcheur et les révolutionnaires d'octobre 1970

Par Patricia Lachance

Julie Artacho Auteur : Elle Québec Crédits : Julie Artacho

Cinéma et Télé
11 sept. 2013

Cinéma: La maison du pêcheur et les révolutionnaires d'octobre 1970

Par Patricia Lachance

«On n'a jamais eu la chance de connaître ces gars-là, de savoir ce pour quoi ils se battaient», souligne Benoit Langlais (Virginie), qui tient le rôle du felquiste Jacques Rose. Flashback à l'été 1969, alors que Francis Simard (Charles-Alexandre Dubé), Paul Rose (Vincent-Guillaume Otis) et son frère Jacques débarquent à Percé. Ils y ouvrent la Maison du pêcheur, un lieu qui leur sert de tribune pour dénoncer l'exploitation des francophones. C'est là qu'ils rencontrent Bernard Lortie (Mikhaïl Ahooja), un fils de pêcheur dépossédé, qui trouve du travail aux côtés d'un menuisier (Kevin Parent). «Bernard décide de lutter, non seulement pour son avenir, mais pour celui des Québécois», explique Mikhaïl. Mais ce ne sera pas chose facile: le propriétaire d'un camping (un Luc Picard à la tête dure) ne souhaite qu'une chose, c'est de voir cette bande de militants prendre le large. Militant, c'est justement un rôle qui colle bien à la peau de l'acteur révélé dans Babine, Vincent-Guillaume Otis: «Je viens d'une famille engagée. Bébé, j'avais un poster de Karl Marx au-dessus de ma bassinette!» Quant à Charles-Alexandre Dubé, qui n'a pourtant pas la stature d'un agitateur, il n'a aucune peine à incarner le plus radical du clan: «J'en ai des oncles de même, des petits messieurs qui grognent fort!» Avec tout ce talent, on se laisse volontiers emporter par la fougue et les idéaux de la jeunesse.

 

À LIRE:
Sarah-Jeanne Labrosse: condamnée au bonheur

Mots-clés
Partage X
Cinéma et Télé

Cinéma: La maison du pêcheur et les révolutionnaires d'octobre 1970