Célébrités

Valérie Roberts: beauté tatouée

Th�o Dupuis-Carbonneau Photographe : Th�o Dupuis-Carbonneau Auteur : Elle Québec

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Valérie Roberts: beauté tatouée

On la connaît grâce à ses nombreux projets, et on la reconnaît grâce à son look coloré. La pétillante animatrice nous parle du projet Tous encrés.

En quoi le projet Tous encrés consiste?

C'est une initivative de Felipe del Pozo, Benoît Gagnon et Pierre Chapelan qui a pour but d'abolir les préjugés envers les jeunes qui séjournent en centre jeunesse ou fréquentent des organismes qui leur viennent en aide. Bien qu'on soit en 2016, il y a encore beaucoup de stigmatisation entourant ces jeunes ou les gens tatoués, d'où le lien avec le shooting photo auquel j'ai participé avec plusieurs autres célébrités «encrées». Un vernissage aura lieu à la fin du mois de mai et les photos seront exposées au Art Tattoo Show, en septembre. D'ici là, on veut que les gens partagent des photos d'eux avec leurs tatouages accompagnés du mot-clic #TousEncrés pour sensibiliser la collectivité.

Comment allez-vous amasser des fonds pour le Refuge des jeunes de Montréal et le Au Trait d'Union, les deux organismes ciblés par la campagne?

En changeant la perception des gens, on souhaite ainsi les encourager à faire un don au Refuge des jeunes de Montréal et à l'organisme Au Trait d'Union!

Qu'est-ce qui t'a donné envie de te faire tatouer?

J'ai toujours capoté sur le côté esthétique des tatouages. Je collectionne les œuvres d'art chez moi et je vois un peu mon corps comme un canevas qui porte les créations de l'artiste qui me tatoue. J'ai des tatouages qui ne veulent absolument rien dire, mais j'en ai plusieurs qui ont de grandes significations, que ce soit l'œuvre en tant que telle, ou le moment de ma vie qu'elle représente. C'est comme une ligne du temps imagée que je porte sur moi!

Est-ce que ton style de tatouage a évolué au fil du temps?

Oui, énormément! Quand j'ai fait faire mon premier tattoo, à 16 ans, le rapport qu'on avait au tatouage n'était pas du tout le même. On arrivait à la shop de tattoos et on choisissait un dessin affiché au mur. Plus tard, j'ai rencontré l'artiste (Rebecca Guinard, chez Glamort/@reb80) qui m'encre depuis dix ans et on a développé une chimie et une complicité incroyable. On se comprend, on se connaît et j'aime ce qu'on a créé ensemble!

Est-ce qu'il y a un style de tatouage que tu apprécies, mais que tu n'imagines pas sur toi?

Le portrait! Le copain de ma sœur, Luka Lajoie (@lukalajoie), est un portraitiste incroyable qui fait le tour du monde grâce à son talent. J'aurais facilement accès à son art, mais je suis incapable d'imaginer une telle pièce parmi mes autres tatouages, qui sont colorés et exubérants.

Crois-tu que la relation que les gens entretiennent avec les tatouages change selon l'âge?

Je pense que les 40 ans et moins sont, en général, beaucoup plus ouverts aux tatouages. La plupart en ont! Les personnes plus âgées, par contre, n'ont pas la même relation avec les tattoos, selon mon expérience. Mais je peux comprendre: ils n'ont pas grandi avec ça et doivent encore apprivoiser cette réalité.

As-tu déjà été victime de discrimination à cause de tes tatouages?

Absolument. Quand j'ai collaboré à Par ici l'été, plusieurs téléspectateurs ont écrit à ICI Radio-Canada et à la boîte de production pour manifester leur mécontentement. Certains sont même allés jusqu'à menacer d'arrêter de regarder la chaîne parce que, selon eux, elle perdait toute sa crédibilité en embauchant une fille tatouée, comme moi. Il y a même un gars, l'an passé, qui m'a écrit pour me traiter d'«esti de perruche» et pour m'encourager à changer de métier. Selon lui, j'étais ridicule avec mes tatouages.

Heureusement, il y a l'autre côté de la médaille. On m'écrit aussi régulièrement pour me complimenter et me demander des références de tatoueurs!

Penses-tu malgré tout que le milieu des médias est plus ouvert pour afficher sa personnalité et ses tatouages?

Je pense que oui, car le milieu des médias attire des personnalités très éclatées et ouvertes d'esprit, ce qui n'est pas nécessairement le cas partout. Par exemple, je sais que mon ostéopathe est encré de la tête aux pieds, mais dès son arrivée au bureau, il enfile une chemise qui camoufle tous ses tatouages pour ne pas offenser certains de ses clients. Lors de mon récent passage chez Isabelle Maréchal, on parlait de tatouages et une auditrice qui pratique le métier d'infirmière nous a confié que certains patients refusaient d'être traités par elle à cause de ses tattoos. C'est bien la preuve qu'il y a encore du travail à faire pour enrayer ces jugements gratuits!

Ton mari, Martin Juneau, est aussi très tatoué. Selon toi, le regard des gens est-il différent face à un homme qu'à une femme tatouée?

Mets-en! Je l'ai particulièrement ressenti lors de mon dernier voyage en France, où j'étais avec mon chum. Les gens qu'on croisait l'arrêtaient souvent pour le complimenter et lui poser des questions. Mais quand il répondait que j'en avais vraiment plus que lui - qu'on ne voyait pas nécessairement, car ils sont, pour la plupart, placés stratégiquement - , les gens revenaient automatiquement à lui. J'ai l'impression que pour plusieurs, un gars tatoué, c'est cool et artistique tandis qu'une fille encrée, c'est juste weird.

Trouves-tu que ce double standard s'applique aussi au Québec?

Je l'ai remarqué davantage ailleurs dans le monde qu'ici. Je me rappelle qu'en Jamaïque, j'étais comme un phénomène de foire, les gens n'en revenaient pas de voir une fille avec autant de tattoos, surtout que les miens sont très colorés. Au Québec, quand on m'aborde pour me parler de mes tatouages, c'est souvent une porte d'entrée à une belle discussion!

Vous vous êtes récemment mariés à Las Vegas. Est-ce que vous allez vous faire faire un petit tattoo pour l'occasion?

C'est drôle, on en a parlé récemment! (rires) Mon chum n'est pas du genre à porter de bijou, mais il a évoqué la possibilité de se faire encrer la première phalange de l'annulaire en noir, pour que ça s'agence bien avec ses autres tattoos. On pense aussi se faire faire un petit truc qui match... mais pas quétaine! On ne sait pas encore quoi, mais ça risque d'être un mot ou une expression qu'on se dit souvent depuis notre rencontre.

Quel tatouage rêves-tu d'avoir?

J'aimerais avoir le courage de faire tatouer mes bras. Pour l'instant, j'en ai seulement un - mon chien Princesse! -, mais j'en voudrais plus. J'ai beau avoir les jambes et le dos couverts de tattoos, j'ai encore un blocage avec cette partie du corps.

Quel sera ton prochain tattoo?

En fait, c'est celui que je suis en train de faire en ce moment: un carrousel qui fait tout le tour de ma cuisse. J'en rêve depuis au moins six ou sept ans! C'est un énorme défi pour ma tatoueuse, techniquement parlant, et pour moi, au niveau de la douleur!

Et côté carrière, quels sont tes projets pour les prochains mois?

Je serai de retour à CKOI pour l'été et je continue Code F, sur les ondes de Vrak, qui en est déjà à sa troisième saison. Et Martin et moi travaillons sur un petit quelque chose... À suivre!

 


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