Célébrités
18 sept. 2012

Trois questions à Jake Gyllenhaal

Par Véronique Alarie

Keystone Auteur : Elle Québec Crédits : Keystone

Célébrités
18 sept. 2012

Trois questions à Jake Gyllenhaal

Par Véronique Alarie

Qu'est-ce qui vous attiré vers ce rôle?

Lorsque j'ai lu le scénario, j'ai compris que c'était le genre de rôle qui nécessitait une immersion totale. C'est un film au ton hyperréaliste. En tant qu'acteur, je m'intéresse beaucoup à ce que la préparation et la recherche liées à l'interprétation d'un personnage peuvent m'apporter sur le plan personnel. J'ai commencé ce métier très jeune et j'ai joué toutes sortes de rôles, ce qui m'a permis de savoir ce dont j'ai maintenant envie. J'ai aussi réalisé qu'un comédien a souvent le sentiment d'être déconnecté du monde réel. Du coup, j'ai tendance à me tourner de plus en plus vers des personnages vrais, authentiques, humains. Je vois moins mon métier comme un travail et plus comme un art, une façon de me rapprocher d'une réalité et d'en rendre compte le mieux possible.


Comment se sont déroulés la préparation et le tournage du film?

La préparation était exceptionnelle parce qu'elle différait du processus auquel je suis habitué. J'ai passé énormément de temps (près de cinq mois) avec l'équipe, le réalisateur, le producteur, mais aussi avec de vrais policiers. Je me suis mis à m'entraîner tous les jours, et ce, bien avant le début du tournage. Si bien que dès le premier jour sur le plateau, nous nous sentions tous très impliqués et très proches, un peu comme une famille. C'était génial et ça m'a permis d'entrer plus facilement dans la peau du personnage.

 

D'ailleurs, l'expérience entière de ce film, tout ce que j'ai pu apprendre sur le travail de policier, l'entraînement, le quotidien, les interventions, tout ça a vraiment changé ma perception des choses. Je vois désormais certains secteurs de Los Angeles, la ville où je suis né et où j'ai grandi, sous un autre angle, plus dur, plus cru. Lors de ces cinq mois de préparation pendant lesquels j'ai passé de deux à trois jours par semaine dans les rues de ces quartiers chauds, j'ai côtoyé la violence et même la mort de près. J'ai parfois eu peur. Ça change une vie... Mais je suis fier du résultat: un film vrai, authentique et loin des stéréotypes.


Ce long métrage est personnel, presque intimiste. Comment l'avez-vous vécu émotionnellement?

J'ai été témoin d'un meurtre dès l'une de mes premières patrouilles sur le terrain! D'emblée, on est pris aux tripes et on se pose des questions sur l'utilité de son boulot d'acteur, sur l'objectif du film qu'on prépare, mais aussi, et surtout, sur la vie. Et puis, au fil du temps, j'ai eu la chance de rencontrer les familles des policiers que j'accompagnais. Elles m'ont accueilli dans leur maison, m'ont cuisiné des repas que je n'oublierai jamais (rires), et j'ai été un témoin privilégié du lien qui les unit. La complicité qui soude ces hommes, ces partenaires de travail, m'a touché. Bref, j'ai été et je me suis senti intégré, ce qui m'a permis de nouer de vraies relations humaines avec eux. C'était incroyable! Et aujourd'hui, je peux dire que ce tournage m'a transformé!

 

Le film End of watch sort en salles le 21 septembre prochain.

 


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