Célébrités
31 mai 2016

Nadya Hutagalung: mannequin et écoguerrière

Par Elisabeth Massicolli
Nadya Hutagalung: mannequin et écoguerrière

Nadya Hutagalung / Crédit: @nadyahutagalung Auteur : Elisabeth Massicolli Crédits : Instagram @nadyahutagalung Source : ellequebec.com

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31 mai 2016

Nadya Hutagalung: mannequin et écoguerrière

Par Elisabeth Massicolli

Comptant parmi les têtes d’affiche de la récente mouture de C2 Montréal, la top-modèle et militante Nadya Hutagalung nous a captivées par ses verts propos !

Née en 1974 à Sydney d’un père indonésien et d’une mère australienne, Nadya est mannequin depuis l’âge de 12 ans. Rapidement, elle devient l’un des visages les plus connus d’Asie — en partie parce qu’elle occupe, en 1995, le poste de VJ pour MTV Asia, une chaîne qui rejoint près de 70 millions de foyers. Puis, en 2012, elle prend la barre de l’émission Asia’s Next Top Model, le pendant asiatique de la célèbre téléréalité américaine animée par Tyra Banks.
 
L’Indonésio-australienne est donc mannequin, animatrice et maman de trois enfants... et plus encore! En effet, Nadya utilise depuis longtemps sa notoriété pour faire avancer une cause qui lui tient grandement à cœur: la protection de l’environnement. Au fil des ans, son âme de militante lui a d’ailleurs fait refuser plusieurs contrats de mannequinat venant de compagnies qui ne partageaient pas ses valeurs. «J’ai toujours senti que peu importe ce que je fais dans la vie, mon travail doit avoir un impact positif sur la planète et ses habitants. Je dois aider et me sentir utile», dit-elle.
 
Ainsi, l’activiste a notamment construit, avec son époux, la toute première maison verte de Singapour et créé une ligne de bijoux écoresponsables. Elle a également participé au documentaire Let Elephants Be Elephants, ainsi qu’à la campagne de sensibilisation, éponyme qui vise à éliminer la demande d’ivoire en Asie. Elle a de plus agi à titre d’ambassadrice de l’initiative GRASP de l’UNESCO pour la protection des grands singes. Enfin, depuis sept ans, elle est l’ambassadrice internationale du projet Une Heure pour la terre du Fonds mondial pour la nature. Une feuille de route (recyclée, bien entendu) impressionnante!
 
Nous l’avons donc rencontrée afin de mieux cerner ses points de vue en matière environnementale, entre autres au sujet de la permaculture, et lui soutirer au passage quelques conseils pour être plus écolo.
 
Le développement durable et la préservation de l’environnement sont au cœur de votre style de vie. Or, on entend souvent dire que faire des choix écolos est compliqué ou onéreux. Quels trucs pouvez-vous nous donner pour nous aider à être plus verts au quotidien?

Il est complètement faux de dire qu’un mode de vie durable est complexe ou coûteux parce que vivre de cette façon implique de moins consommer. J’aime donner la mode en exemple. Consommer raisonnablement, ça ne veut pas dire de ne plus acheter de vêtements; seulement d’en acheter moins et de mieux les choisir afin qu’ils durent longtemps. Il faut opter pour des morceaux classiques, qui se démodent moins vite et qu’on peut porter plusieurs saisons. J’ai quelques paires de souliers que j’enfile depuis près de 10 ans, et qui sont encore à la mode parce que ce sont des basiques. En plus, au Canada et aux États-Unis, il y a tellement de designers qui créent des vêtements magnifiques, durables et respectueux de l’environnement…  C’est important de les encourager !
 
En termes de petits changements quotidiens qui ont un grand impact, il y a bien entendu le fait de limiter sa consommation de viande. Si vous voulez réduire votre empreinte environnementale, c’est la première chose à faire! Pour produire de la viande, il faut nourrir les bêtes, les abreuver, les transporter et ultimement, réfrigérer la viande... Tout ça entraine une énorme dépense énergétique. Avant d’installer des panneaux solaires sur le toit de votre maison ou de vous acheter une Prius, commencez par limiter votre consommation de protéines animales.
 
Pensons aussi à privilégier les produits locaux ou végétariens —, c’est bon pour nous, mais également pour la faune et la flore. Notre santé et celle de la planète sont interconnectées.
 
En plus, consommer globalement moins et manger moins de viande, ça permet d’économiser de l’argent.
 
Nadya Hutagalung

Avec votre mari, vous avez construit la première maison verte de Singapour. Comment vous y êtes-vous pris?

Tout a été pensé! Les matériaux, l’emplacement, l’orientation de la fenestration... Nous vivons près de l’équateur, alors il fait très chaud. Nous avons construit notre maison de façon à pouvoir nous passer d’air climatisé. Elle profite aussi beaucoup de la lumière naturelle, ce qui fait que nous utilisons moins d’électricité. Même notre piscine est écolo: elle se désinfecte sans chlore ni produits chimiques grâce à une technologie de la NASA, les ions argent. Notre demeure a certainement été chère à construire, mais au final, nous épargnons de l’argent puisque nos factures d’électricité sont minimes!
 
Vous êtes une globe-trotter et on sait que voyage rime avec émissions de gaz à effet de serre. Comment conciliez-vous votre amour du voyage et vos valeurs écologiques?

Ma famille et moi habitons à Singapour et nous voyageons beaucoup en Asie, ce qui implique peu de déplacements. Mais quand nous devons partir à l’étranger, pour le travail ou pour les vacances, nous essayons toujours d’apprendre quelque chose de nouveau sur le monde qui nous entoure. Par exemple, nous sommes allés en Norvège, où nous avons visité plusieurs organismes non gouvernementaux qui travaillent pour contrer les problèmes environnementaux auxquels l’Arctique fait face. Mes enfants se sont beaucoup instruits en voyageant — moi aussi, d’ailleurs —, et je crois que c’est important. Tant qu’à se rendre aussi loin, aussi bien en retirer quelque chose de significatif!
 
Avec Let Elephants Be Elephants, vous tentez de conscientiser les Asiatiques au fait que le commerce de l’ivoire entraîne la mort de milliers d’éléphants africains chaque année. Depuis le début de vos efforts, en 2013, avez-vous remarqué des changements de comportement?

Pour tourner le documentaire Let Elephants Be Elephants, il y a trois ans, nous avons visité plusieurs boutiques d’ivoire, principalement en Thaïlande. Lorsque nous y sommes retournés plus tôt cette année, ces mêmes boutiques n’en vendaient plus du tout! Nos efforts ont donc réellement eu un impact direct, et c’est extraordinaire de s’en rendre compte de façon aussi concrète. 


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