Célébrités

Kate Winslet, belle et rebelle

gracieuset� de Lanc�me Auteur : Elle Québec Crédits : gracieuset� de Lanc�me

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Kate Winslet, belle et rebelle

Dehors, les rues de New York sont plongées dans le chaos, après l’énorme tempête qui s’est abattue sur la ville. À l’abri, dans le luxueux penthouse d’un hôtel de SoHo, j’attends Kate Winslet. Sur le divan moelleux devant moi, quelques objets qui indiquent que la star n’est pas loin: un cendrier de porcelaine, du papier à rouler, un coca avec sucre. Tout ça est à mille lieues de l’image lisse et aseptisée des égéries habituelles. La jeune femme arrive tout sourire et s’excuse de son retard avec son délicieux accent british.

Elle est aussi éblouissante qu’au cinéma: chevelure dorée, carnation lumineuse, silhouette sculpturale... Elle est sanglée dans un sublime tailleur noir: le pantalon est signé Helmut Lang, la veste, Stella McCartney, et la camisole, Narciso Rodriguez. Cette tenue, qu’elle a choisie sans l’aide d’une styliste, lui ressemble: sexy et élégante, sans être ostentatoire. Le détail qui dit tout: les semelles vermillon de ses escarpins Louboutin sont usées par la marche. On sent que la comédienne passe plus de temps dans les rues achalandées de Chelsea que sur les sièges capitonnés des limousines. D’entrée de jeu, elle s’exclame: «J’adore votre bague! Je peux l’essayer?»

La glace est brisée. Kate Winslet se révèle étonnamment accessible, chaleureuse et spontanée. Pendant l’entrevue, elle grille une cigarette (qu’elle roule elle-même), un vice qu’elle assume sans complexe. Lancôme a eu du flair en la choisissant comme égérie. Non seulement c’est l’actrice la plus talentueuse de sa génération, mais elle est incroyablement authentique, émouvante et naturelle. Et dotée d’un redoutable sens de l’humour. Rencontre avec une femme très inspirante.

Lire la suite: Kate Winslet et la pression de l'industrie

Vous venez de passer une année exceptionnelle. Comment la décririez-vous?
Je viens de vivre les 18 mois les plus exigeants, mais aussi les plus satisfaisants de mon existence. En faisant la promotion des films Revolutionary Road et The Reader, je me suis sentie très exposée et très vulnérable. Ces deux œuvres et les rôles que j’y interprète sont si importants pour moi que c’était difficile de partager ça avec tout le monde.


Vous avez dit récemment que les personnages d’April Wheeler dans Revolutionary Road, et de Hanna Schmitz, dans The Reader, vous avaient rendue folle...
Absolument, parce qu’elles ont épuisé tout ce que j’avais en moi. J’ai commencé à jouer dans The Reader seulement six mois après avoir terminé Revolutionary Road. Je venais tout juste d’émerger de l’univers du premier film et je me suis dit: «Est-ce qu’il me reste encore quelque chose à donner?» Ça m’a terrifiée. Finalement, ç’a été une expérience extraordinaire pour moi en tant qu’actrice de devoir me pousser de cette manière.


Dans Revolutionary Road, vous avez travaillé pour la première fois avec le metteur en scène Sam Mendes, votre mari. Qu’avez-vous découvert à son sujet?
J’ai adoré le voir diriger les comédiens sur le plateau. Il est merveilleux! C’est un excellent pédagogue, il est patient et s’adapte aux besoins de chacun. Il était très doux avec Kathy Bates, alors qu’avec Leo (DiCaprio) et moi il était plus énergique, parce que ça correspondait davantage à la dynamique de nos personnages. Tous les réalisateurs ne sont pas comme ça.

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Comment faites-vous pour demeurer aussi sensée alors que vous travaillez dans une industrie qui a souvent la réputation de faire perdre la tête?
Je ne sais pas. Et puis, il y a des moments où j’ai l’impression de la perdre, moi aussi! (rires) Je pense que c’est surtout grâce à ma famille, à mes parents que j’arrive à garder les pieds sur terre. Je suis extrêmement privilégiée, j’ai des gens merveilleux autour de moi qui demeurent intègres quoi qu’il arrive. J’ai grandi dans une famille qui n’avait pas beaucoup de jolies choses. Donc, je comprends les difficultés qu’éprouvent beaucoup de gens et je ne tiens rien pour acquis. Et je suis déterminée à continuer à mener l’existence la plus normale possible; c’est très important pour  moi.



Comment arrivez-vous à préserver l’équilibre de vos enfants?

Je fais des choses normales avec eux, je vais à l’épicerie, je prends le bus et je marche jusqu’à l’école. Ma fille, Mia, et mon fils, Joe, ont besoin de ça pour être capables de vivre dans le monde, et non pas à l’extérieur du monde. Je veux absolument qu’ils aient la même existence que leurs copains; je suis vraiment intraitable sur ce sujet.


Mais les gens vous traitent forcément d’une manière différente. Comment réagissent vos petits?

Joe a cinq ans, il est plus intéressé par les Pokémon et le football que par la notoriété de sa mère. Mia, qui a huit ans, comprend davantage les implications de mon statut. Quand je lui dis: «Tu sais pourquoi les gens me demandent mon autographe?», elle me répond: «Oui, maman, parce que tu es célèbre et que tu joues dans des films.» J’adore mon travail et je le lui répète souvent, car je veux qu’elle comprenne que ce n’est pas négatif et que c’est important d’aimer le métier qu’on pratique. J’ai aussi beaucoup de temps libre entre deux tournages, ce qui me permet de me concentrer sur mon rôle de mommy et de mener une vie normale avec mes enfants.

 

Comment réagiriez-vous si votre fille vous annonçait qu’elle voulait devenir comédienne?
Je ferais une crise cardiaque! (rires) Je sais à quel point c’est un métier difficile et je sais aussi qu’elle exigerait beaucoup d’elle-même, notamment parce que j’ai fait ce travail avant elle. Mia est très perfectionniste. Si elle ne peut accomplir quelque chose parfaitement, elle préfère s’abstenir. Mon fils n’est pas comme ça, il me ressemble plus sur ce plan; il se dit: «Je fais mon possible, et on verra.» Mais ils sont merveilleux, et si drôles. J’adorerais pouvoir partir davantage à l’aventure avec eux et Sam: en Nouvelle-Zélande, en Norvège, ou dans les îles Galápagos, que Mia rêve de visiter, car elle veut être biologiste du monde aquatique.

30.jpgPour Audrey Tautou, c'est une année Chanel! Cliquez pour lire l'entrevue avec l'actrice. 

 

 

 

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On vous a vieillie pour votre rôle dans The Reader. Comment composez-vous avec le fait de vieillir sous le regard des médias et du public?
C’est profondément injuste de critiquer des gens parce qu’ils ont l’air plus vieux. On finit tous par vieillir...


Certaines actrices ont l’air éternellement jeunes, car elles lissent leur visage grâce à des injections de Botox...
Oui, je sais, mais ce n’est pas pour moi. J’ai l’impression que je ne pourrais plus faire mon travail si je changeais mon apparence. Je ne voudrais pas que mes enfants me voient me transformer non plus. Dans Revolutionary Road, Leo et moi exprimons beaucoup d’émotions par ici, en haut (elle plisse le front, l’air espiègle) et j’en suis fière. Je pense que c’est bien, parce que si on n’a pas ces marques de vieillissement, ce n’est pas honnête. Je me sentirais très mal si je ne les avais pas...


Ressentez-vous parfois la pression de l’industrie?

Franchement, non et, s’il y en a une, je l’ignore, tout simplement!


C’est très rafraîchissant d’entendre un discours comme le vôtre...
Tant mieux si c’est le cas... Oui, je crois que c’est important qu’on dise ce genre de choses aux femmes. Il y a énormément de pression sur elles, et sur les plus jeunes en particulier. C’est beaucoup plus difficile d’être une actrice dans la jeune vingtaine aujourd’hui que quand j’ai commencé. Nous, les comédiennes, sommes tellement observées. Chacune de nos performances est scrutée à la loupe. Dieu merci, j’ai réussi à survivre à ça! Les jeunes actrices doivent apprendre à courir avant de savoir marcher et être extraordinaires dans tout ce qu’elles font. Ce n’est pas possible! Pas étonnant qu’elles deviennent folles. Ça doit être tellement difficile. C’est pour ça que je me sens privilégiée d’avoir une famille solide, qui ne me laisserait jamais me sentir comme ça.


Qu’est-ce que ça change de finalement remporter des trophées après avoir été mise en nomination si souvent?
C’est incroyable! Pour moi, ça n’a rien à voir avec le fait d’être la meilleure; c’est juste la reconnaissance de beaucoup de travail, et j’en suis très fière. Surtout que je n’étais pas le genre de petite fille qui récoltait les honneurs: j’arrivais toujours dernière à la course, je n’étais jamais choisie quand on formait l’équipe de sport. C’est donc une sensation incroyable de recevoir des prix.


Vous venez de jouer deux personnages forts. J’imagine que vous avez beaucoup d’attentes quant à votre prochain rôle...

Oui! Il m’arrive de me demander: «Qu’est-ce que je fais maintenant?» Je ne le sais pas du tout, je n’en ai aucune idée! (rires) Et j’adore ça! Je vais me reposer et passer du temps avec ma famille. J’ai besoin de ça et de mes enfants. Ç’a été une période folle, entre les premières, les remises de prix et le reste. Du temps tranquille à la maison? Oui, absolument!

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MAGNIFIQUE ÉGÉRIE

Vous êtes le visage du parfum Trésor, de Lancôme. Comment réagissez-vous quand on vous dit que vous êtes belle?
Je me sens à la fois un peu confuse et très flattée. (rires) Je ne me considère pas comme étant une grande beauté. J’ai 33 ans, je pense que je fais mon âge, ni plus, ni moins. J’ai eu deux enfants et j’arrive à ce que tout tienne à peu près ensemble; je fais de mon mieux! C’est un énorme compliment.

Quelle odeur vous émeut le plus?

Celle du feu de bois, qui me ramène à mon enfance. Je passais beaucoup de temps dans la maison de mes grands-parents en Angleterre, là où mes parents habitent aujourd’hui. Ça évoque également pour moi les longues marches en automne. J’adore aussi l’odeur du gazon mouillé: elle me rappelle les vacances de mon enfance quand nous partions en camping.

Qu’est-ce qui vous rend belle?

Dormir! (rires) J’ai besoin de ça. Quand on travaille à un film, il faut être capable de survivre en dormant peu parce que les journées peuvent être très longues. Pendant le tournage de The Reader, elles étaient interminables. Il fallait sept heures pour mettre les prothèses servant à me vieillir. Je m’installais dans la chaise de maquillage à 3 h 30 du matin, j’étais sur le plateau à 10 h 30 et nous tournions jusqu’à 22 h. Le temps de rentrer me coucher, il me restait deux à trois heures de sommeil par nuit. Nous avons tous fait ça sept jours d’affilée. Mon Dieu que nous étions exténués!




UN JOYAU RÉINVENTÉ

tresor.jpgTrésor Eau légère, de Lancôme, est plus frais et plus lumineux que la formule originale. Il s’ouvre sur une envolée vibrante de bergamote et de poivre blanc. Au cœur de la fragrance, l’accord rose pêche emblématique s’illumine désormais d’un généreux bouquet de frésias. En touche finale, une infusion de santal et de musc moelleux laisse un sillage infiniment délicat sur la peau.
(72 $ le 50 ml d’eau de toilette, en série limitée)

 

 

 

 

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Pour en savoir plus sur Kate Winslet, lisez «Kate Winslet, l’inclassable».

 

 

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