Souvent boudée par les touristes, la région de la Mauricie, située entre Montréal et Québec, recèle pourtant de véritables trésors. Si on partait à sa découverte?
BISONS À L'HORIZON!
Vous ignoriez qu'il y avait des bisons au Québec? Nous aussi! Mais après une matinée à la Ferme La Bisonnière, nous sommes maintenant incollables sur le sujet. Situé à Saint-Prosper, cet endroit peu banal fait la joie des touristes européens, qui se pensent revenus au temps de Buffalo Bill. Les Québécois auraient eux aussi beaucoup à apprendre sur ces magnifiques bêtes comptant parmi les plus grands mammifères terrestres. Surtout que la sympathique copropriétaire de la ferme, Sylvie St-Arneault, se montre intarissable sur ses «bébés», qui peuvent peser jusqu'à 1200 kg! Qui plus est, une remorque spéciale permet de circuler dans les champs pour admirer les mastodontes de très près. Impressionnant! De retour à la salle à manger, on peut déguster à la bonne franquette la savoureuse tourtière et les saucisses de bison, ou faire provision de produits qu'on dévorera à la maison. Miam!
DES CHUTES ET UN MOULIN
Sur le chemin du retour, près de Louiseville, nous ne pouvons faire autrement que de nous arrêter au Parc des Chutes-de-Sainte-Ursule. Bien sûr, ce lieu n'est pas aussi gigantesque que le Parc national de la Mauricie, mais il est à échelle humaine, ce qui le rend justement intéressant. On peut n'y passer qu'une petite heure et en ressortir rassasiés de nature. À Sainte-Ursule, le meunier ne dort pas, et la meunière non plus! Le Moulin seigneurial de la carrière dit Saint-Louis (1331, ch. de la Petite-Carrière, construit par les Ursulines en 1758, est encore en activité. Il fait partie d'un domaine enchanteur, celui de Martin Pilon et Fanny Larivière, un jeune couple allumé qui a vendu sa maison de Montréal pour aller s'y installer avec sa petite fille. Mon chum a passé d'excellents moments avec Martin, qui lui a longuement expliqué le fonctionnement du moulin (ah, les hommes!), tandis que Fanny m'a fait visiter La table des chants, une salle de la demeure familiale où elle peut recevoir de 6 à 16 personnes, et le Gîte de l'étang, juste à côté, qui peut accueillir une petite famille. Un endroit magnifique, où nous retournerons sûrement.
Tout au long de notre escapade, nous avons remarqué que les jeunes entrepreneurs ayant décidé de demeurer en Mauricie sont très fiers de leur terroir et de leurs produits locaux, et cultivent un certain art de vivre plus «humain» que celui auquel nous sommes habitués dans la grande ville. Vivement les prochaines vacances! Ah, j'oubliais. Je connais finalement les trois rivières de ma ville natale: il y a la rivière Saint-Maurice, la rivière Saint-Maurice et la rivière... Saint-Maurice! Eh oui, il s'agit du même cours d'eau qui se divise en trois chenaux à l'embouchure du Saint-Laurent. Cette fois, je m'en souviendrai...
Photo: Simon Larose



