Congestionnées, les plages de la Floride? Ça dépend où. Par endroits, on peut s'y sentir seul au monde. Comme aux environs de New Smyrna Beach, à 75 petites minutes d'Orlando.
Hormis trois pélicans, deux mouettes et un pêcheur à la ligne, ma smala est seule au beau milieu d'un interminable ruban de plages vierges, en ce doux mardi d'avril. Pas aux Maldives, au Mozambique ou aux Fidji, mais sur la côte est floridienne, juste au nord du Centre spatial Kennedy, dans une ample zone tampon qu'on a aménagée entre le monde des humains et celui des fusées. Le nom de ce havre de paix? Canaveral National Seashore.
En tout, près de 40 km de larges plages aux sables moelleux et à la douce déclivité bordent les 23 000 hectares de ce territoire semi-aride et hautement protégé, mais dont tous peuvent jouir pour trois fois rien. Pas d'aires de piquenique, pas de douches ou de kiosques à malbouffe, pas de vendeurs de trucmuches, seuls deux sauveteurs sont postés aux extrémités.
L'impression d'isolement est bien réelle, et l'envie de jouer les nudistes est totale. Le Canaveral National Seashore, réparti sur trois îles qui s'étalent le
long de la côte, sert de refuge à de nombreuses espèces d'oiseaux (plus de 300!), de mammifères et de reptiles, dont trois variétés de tortues de mer qui y pondent leurs oeufs de mai à août. Des lamantins batifolent également
dans le lagon intérieur, tandis que des baleines franches y marquent une pause en février, au cours de leur périple vers le nord.
Suite: comment éviter les "bouchons de plage"




