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Docle Vita a Roma

Ah, Rome! Ses ruines millénaires, ses palais somptueux, ses cafés animés, ses restos sympas, ses caves à vin bien remplies. La romancière Chrystine Brouillet nous convie à une promenade gastronomique dans la Ville éternelle.

Par
Chrystine Brouillet
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Docle Vita a Roma

DES TRÉSORS À DÉCOUVRIR

Pour me remettre de mes émotions, je me suis attablée au joli restaurant Le Sorelle (www.lesorelle.it), où officient deux filles et leur maman. Ma copine Maria, qui m’accompagnait, s’est délectée de moules, sapides, charnues, servies dans un pot Mason; et moi, d’aubergines aux tomates confites et à la mozzarella di bufala. C’était aérien, suave, à l’instar des vins qu’on nous a conseillés avec beaucoup de compétence. J’ai bu un Fiano di Avellino 2007 de Béchar et un chianti classico 2006 Fèlsina Berardenga, aux tanins souples, en me régalant aussi d’un délectable carpaccio, fait à la seconde (j’entendais le chef battre la viande, la cuisine étant toute proche). Le service de l’adorable et rieuse Cristina ajoutait à ce moment parfait.

Après avoir terminé mon cappuccino, je suis partie en direction de la via del Corso, où je me suis arrêtée chez Naka (www.nakaonline.com). La boutique ressemble à un capharnaüm, mais, en fouillant un peu, on déniche des sous-plats marrants, des moulins classiques ou rigolos, des cafetières à bec double, des tasses offertes en plusieurs coloris, des petits coeurs en verre de Murano et plusieurs modèles de moules à gâteau en silicone. C’est tout mini, tout mimi, et le café servi est délicieux.

On a besoin d’un jean, d’un pull ou d’un imper subito presto? La Rinascente (www.rinascente.it), toujours sur la via del Corso, recèle plusieurs griffes  vendues au Québec, mais certains articles sont moins chers que chez nous et peuvent dépanner en cas de mauvais temps. Et puisqu’on y est, il faut savoir que, lorsqu’il pleut à Rome, tout fonctionne de travers. Les taxis sont pris d’assaut et les bus sont bondés, car la cité ne compte que deux lignes de métro. Et il faut faire preuve de patience (ce qui n’est pas ma vertu principale), surtout quand on déambule sur les petits pavés devenus glissants. Mais comment les Italiennes chaussées de talons aiguilles peuvent-elles s’aventurer dans ces rues?

Après la pluie, le beau temps. Au 101 de la via del Plebiscito, j’ai craqué pour les pulls en coton amusants et à prix doux de Calamo. De retour sur la via del Corso, je me suis arrêtée à la boutique Sephora, où deux vendeuses très gentilles, Jamila et Roberta, ont vraiment pris leur temps pour me faire essayer des parfums italiens. J’ai boudé Roma, de Laura Biagiotti, trop poudré pour moi, mais je me suis laissé séduire par Omnia Crystalline, de Bulgari, très léger, à porter dès l’aube.

À une demi-heure de marche, au 29 de la via dei Giubbonari, je me suis drapée d’étoles en velours, de châles en mérinos, de foulards en soie et d’écharpes diaphanes chez Les Challes, en me demandant comment j’allais arriver à choisir parmi toutes ces merveilles. C’est l’endroit parfait où acheter un souvenir à sa meilleure copine, car les paquets-cadeaux, décorés de multiples rubans, sont absolument féminins.

 

 

PHOTOS: Studio André Doyon

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