Valse, foxtrot, rumba... Pour se mettre en forme cet automne, on danse vintage.
FROUFROUS ET PAILLETTES
Alors que plus personne ou presque ne s'habille à Noël ou pour un enterrement, les adeptes de danse sociale font généralement l'effort de bien se vêtir (certaines salles interdisent le jean!). Cela dit, on n'a pas besoin de se chausser comme des professionnelles dès le premier cours. Des souliers confortables feront l'affaire, pourvu qu'ils tiennent bien aux pieds et ne soient pas antidérapants, car on doit pouvoir tourner facilement. Même chose pour l'habillement. Dans les soirées, les vêtements chics et sobres sont à leur place, autant que le décolleté et les paillettes.
Les costumes de danse sportive suivent, eux, les tendances définies chaque année à Blackpool, dans le nord-ouest de l'Angleterre, où a lieu depuis 1920 le Blackpool Dance Festival, la plus importante compétition du genre dans le monde. Les designers, les maisons de couture et les marchands de tissus y tiennent des kiosques, notamment Sapiel, qui organise le défilé de mode, et Chrisanne, qui vend du tissu et des robes, en plus de commanditer des champions. Parmi les designers québécois spécialisés en danse sportive, Marc Pellerin est le seul à avoir un kiosque trois ou quatre fois par année, au cours des compétitions qui se déroulent au Québec. Et Stéphanie Pouliot, qui a dansé pendant 15 ans et remporté des championnats amateurs canadiens et nord-américains, n'est jamais très loin de lui, occupée à maquiller et à coiffer des participantes. «Le maquillage de compétition est un maquillage de scène, non de soirée, explique-t-elle. Dans les coulisses, ça semble exagéré, mais, sur la piste, c'est parfait. Les concours ont un côté glamour que j'adore. Les femmes y jouent les princesses. Elles se payent du rêve. Et rêver, ça embellit la vie!»
LES CÉLIBATAIRES AUSSI
Vous brûlez d'envie de danser, mais votre chum se braque dès qu'il entend le mot rumba? Ou encore, vous n'avez ni chum ni meilleur ami, donc pas de partenaire? Dites-le aux responsables des écoles où vous songez à vous inscrire. Ils ont l'habitude de gérer les cours où il y a plus de femmes que d'hommes (le contraire se produit aussi). Des assistants sont parfois appelés en renfort pour faire danser les personnes seules. Ou encore, certains professeurs demandent à leurs élèves de changer de partenaire plusieurs fois pendant le cours, ce qui permet à chacun de s'entraîner. Voici quand même trois façons éprouvées d'amadouer un chum récalcitrant.
1. Prenez-le par la main Un soir d'été, emmenez-le dans un parc où des couples dansent en plein air (par exemple, les serres municipales de Verdun). Assoyez-vous sur un banc. Regardez. Dégustez une crème glacée. Laissez mijoter l'idée pendant quelques mois.
2. Prenez-le par le cœur Si de vieux amis à lui ou des membres de sa famille sont déjà des mordus, organisez-vous pour les fréquenter davantage. Votre homme ne considérera plus ce loisir comme ridicule, mais comme une façon extraordinaire de faire le party. Très vendeur.
3. Prenez-le par l'estomac Un vendredi soir où vous êtes tous les deux claqués et que vous ne voulez pas cuisiner, proposez-lui d'aller manger dans une salle de danse où des repas sont servis. Un buffet est parfois offert à un prix très raisonnable. Et si vous vous débrouillez déjà sur la piste, sachez qu'Interdanse regroupe des célibataires âgés de 30 à 55 ans qui adorent, comme vous, le mérengué et la samba. Des sorties à prix doux sont organisées chaque mois à Laval et à Montréal. Prête?
OÙ DANSER, OÙ APPRENDRE ■Sur La Toile du Québec figurent les coordonnées d'écoles de danse sous «Arts et culture», de même que sur le nouveau site dansesociale.info.
■ Pour la région de Montréal, interdanse.com fournit une liste d'écoles; et voulezvousdanseravecmoi.ca répertorie les salles où aller danser.
■ Des organismes tels que le YMCA et certains centres communautaires donnent également des cours, souvent à prix plus qu'abordable. On peut aussi consulter les pages jaunes.
Article publié originalement dans le magazine ELLE QUÉBEC



