En Norvège, depuis deux ans, une loi oblige les plus grosses entreprises à nommer au moins 40% de femmes à leur conseil d'administration. Une pratique inspirante? Ce qu'en pensent les politiciennes et les femmes d'affaires d'ici.
Denise Graveline
Candidate de l'Action démocratique du Québec aux dernières élections partielles de 2005 dans Verchères
Même si elle est persuadée que les femmes doivent batailler plus fort pour gagner leurs galons, Denise Graveline s'oppose farouchement à cette idée d'imposer un quota pour qu'elles puissent prendre leur place. «J'ai horreur d'entendre le mot quota. On parle de quota en santé et maintenant pour les femmes. Pour moi un quota, c'est pour les animaux!», s'exclame d'emblée celle qui est également mairesse de la municipalité de Sainte-Madeleine. «Je ne pense pas que c'est de cette façon que nous allons gagner notre droit de parole. Tôt ou tard, on nous rappellera que la chaise que nous occupons nous a été donnée par obligation et non par choix. Ce n'est pas avec des sièges réservés que nous allons obtenir l'égalité entre les femmes et les hommes.» C'est en n'ayant pas peur de se lancer en politique comme en affaires que les femmes parviendront en plus grand nombre aux postes clés, croit-elle. «Nous manquons un peu de confiance en nous. Pourtant, nous avons les mêmes capacités que les hommes et nos valeurs sont aussi importantes que les leurs. Arrêtons de penser que nous ne sommes pas de taille et fonçons.»




