Les films pornos associent la sodomie au plaisir. Mais dans la vie, c'est une autre histoire…
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La sodomie est-elle encore un tabou?
Une à une, je tente d'avoir l'avis des femmes de mon entourage. Bien que modernes et branchées, je réalise vite qu'elles n'abordent pas cet acte sexuel comme elles parlent de faire l'amour. Elles se censurent, rougissent et je remarque quelques sourires coquins ici et là. Sur les blogues et forums, cette pratique sexuelle est plus facilement abordée. Certaines profitent de la tribune confidentielle pour avouer le plaisir qu'elles prennent à pratiquer la sodomie. D'autres y partagent plutôt leurs inquiétudes. Afin de faire le point sur l'attitude générale des femmes face à la sodomie, j'ai rencontré Chantal Turcotte M.A., sexologue clinicienne et psychothérapeute.
| Pourquoi la pratique-t-on? Charnelles à leur façon, les relations sexuelles anales procurent une plus grande satisfaction chez l'homme que la pénétration par voie vaginale, parce qu'il ressent une pression accrue au niveau du pénis. Comme l'anus est une zone érogène, la femme aussi peut ressentir une excitation physique. Certaines éprouvent du plaisir à se soumettre aux désirs et aux fantasmes de domination de leur partenaire. Certains couples disent s'adonner à la sodomie d'un commun accord pour s'exciter et varier leurs activités sexuelles. Il arrive aussi qu'on pratique la sodomie comme moyen de contraception (comportement surtout observable chez les jeunes et fortement déconseillé, vous l'aurez deviné), ou durant la période des menstruations. Dans certaines communautés culturelles où les rapports sexuels sont interdits avant le mariage, les relations anales permettent le contact tout en préservant l'hymen. Bref, il y a autant de raisons de pratiquer (ou pas) la sodomie qu'il y a d'individus. |




