Mannequin à l'adolescence, Lily-Rose est rapidement devenue toxicomane puis a vécu dans la rue, avant de décider de s'en sortir.
À 15 ans, je me suis fait approcher par une agence de mannequins, puis ma carrière a très vite démarré: Tokyo, Milan, Monaco... Malheureusement, j'ai découvert les drogues dures et j'en suis rapidement devenue dépendante. C'est ainsi qu'à 18 ans je me suis retrouvée à vivre dans la rue.
Je n'avais jamais pensé à devenir mannequin, mais quand l'occasion s'est présentée, je me suis embarquée dans l'aventure sans trop y réfléchir. Ma mère ne s'y est pas opposée car elle avait confiance dans le professionnalisme de l'agence qui m'engageait. Ma cinquième année de secondaire n'était pas encore achevée que j'ai accepté avec joie mon premier contrat: deux mois au Japon.
Avant mon départ, j'avais promis à mon chum et à ma meilleure amie que je leur écrirais tous les jours. C'est ce que je me suis appliquée à faire. Étrangement, mes messages demeuraient sans réponse. Puis un jour, une fille que je ne connaissais pas m'a appelée au Japon pour me dire de cesser d'envoyer des lettres à mon amie et à mon chum, parce qu'ils sortaient maintenant ensemble. Ç'a été un dur coup! À mon retour, je n'avais plus d'amoureux ni de meilleure amie. De plus, je me rendais compte que mon cercle d'amis s'étiolait. On parlait dans mon dos, on me jalousait, on me répétait que mon nouveau métier allait me monter à la tête, etc. J'ai déployé beaucoup d'énergie à essayer de convaincre mon entourage du contraire, en vain. Visiblement, mon travail gênait les autres. J'ai fini par ne plus mentionner ce que je faisais. Plus tard, j'ai compris que le problème ne venait pas de moi et que je n'avais pas à culpabiliser à ce sujet.
DATE DE PUBLICATION: 2006-09-22
, Tiré du magazine Elle Québec d'août 2006




