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Chirurgie esthétique du vagin: la dernière folie des femmes

Après le lifting, la liposuccion du ventre, le remodelage du nez et les implants mammaires, la chirurgie esthétique s'intéresse maintenant au vagin. Nécessité ou bizarrerie?

Par
Marie-Andrée Lamontagne
(33 personnes)
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Chirurgie esthétique du vagin: la dernière folie des femmes<br/>

Une mode made in Hollywood
La plupart des opérations de chirurgie esthétique intime ont vu le jour aux États-Unis et, à l'exception de la réduction des petites lèvres, elles ne sont pas pratiquées au Québec. Faut-il regretter ce «manque»? Non, affirment plusieurs sexologues, car ce type d'interventions résulte de l'influence de Hollywood, et d'un star-système qui n'aime que la chair fraîche, interchangeable et sexuellement performante.

Comment ne pas s'inquiéter toutefois des excès et des dérives de cette industrie nouvelle? Parmi les opérations les plus délirantes, il y a celles effectuées, en Californie, par un certain Dr Matlock. Avec la promesse d'un plus grand plaisir sexuel, ce praticien injecte du collagène dans la paroi vaginale de ses patientes, non loin de ce qu'il croit être leur fameux point G, lequel gonfle (en même temps que le compte en banque du médecin) et gagne en sensibilité. Ce «G-Shot», facturé 800 $, doit être répété tous les quatre mois. Il est facile de deviner qui, du chirurgien ou de la patiente, y prend le plus de plaisir... Le Dr Éric Bensimon, lui-même chirurgien esthétique, n'est pas convaincu du bien-fondé de cette opération: «Ce qu'on appelle le point G ne correspond pas à un point anatomique précis, mais à une zone très innervée sur la paroi vaginale. Comment peut-on injecter du collagène dans cette zone et augmenter le plaisir? Je ne vois pas.»

L'enlèvement du capuchon du clitoris est également réclamé par certaines femmes qui croient que, grâce à un clitoris à vif, réputé être toujours prêt, elles seront lancées sur la voie royale de l'orgasme instantané. On aura compris qu'on entre là dans le royaume de la subjectivité, et tant pis si la réalité anatomique vient contredire les fantasmes.

Lise Lamontagne, directrice générale du Réseau québécois d'action pour la santé des femmes, s'élève contre ces pratiques, qui font miroiter un avenir de volupté sans faille. «Entre la “circoncision” volontaire qu'est l'enlèvement du capuchon du clitoris et l'excision imposée qu'est l'ablation du clitoris, la frontière est mince», dit-elle, puisque c'est leur avenir sexuel que ces femmes jouent. Mais «c'est aussi l'avenir des filles qui est invoquée par les Africaines perpétuant la coutume de l'excision», ajoute-t-elle. Qu'un bout du clitoris soit coupé au nom d'un plaisir censé être plus grand (version californienne branchée) ou que tout le clitoris soit tailladé conformément à un rite de domination conjugale (version traditionnelle africaine), il s'agit bien chaque fois de mutilation sexuelle. Des candidates?

«Ne soyons pas naïves, renchérit Lise Lamontagne. On a toutes voulu un jour avoir le corps d'une actrice. Tant qu'il s'agit d'un fantasme, ça va. Mais là, c'est autre chose. D'abord, les régimes amaigrissants devaient nous aider à réaliser ce rêve. Puis l'activité physique a pris le relais. Maintenant, on en est à rêver d'obtenir tout de suite un corps fait sur mesure par la chirurgie esthétique, à condition de payer. Ça ne peut pas être une bonne nouvelle.»

Les Québécoises seraient toutefois «raisonnables» face à la chirurgie esthétique, à en juger par un rapide sondage mené auprès de plusieurs cliniques de Montréal. La plupart d'entre elles, a-t-on appris, ne pratiquent pas la chirurgie génitale, et quelques-unes seulement effectuent la réduction des petites lèvres. La chirurgie esthétique dans son ensemble a cependant le vent dans les voiles, même s'il est difficile de mesurer exactement l'ampleur du phénomène. Me Jean-Pierre Ménard, dont le cabinet d'avocats se spécialise dans les causes de responsabilité médicale portées devant les tribunaux, explique que, en sept ou huit ans, il a vu doubler les causes liées à cette catégorie d'opérations. «Il n'existe pas de chirurgie esthétique sans risque, affirme-t-il, et la femme qui songe à ce type d'intervention devrait aussitôt écarter le chirurgien qui a tendance à minimiser l'importance des risques.»

COMMENTAIRES.

  • marie
    Published:
    2011-02-12 9:33 AM

    bonjour ce n'est pas tout a fait dans le même domaine pour ma part c'est le cou.y-a-t-il quelque chose a faire avec un cou retombant je trouve cela assez laid.je remarque plusieurs ont le même problème.je ne veux pas passer par la chirurgie.
  • mario
    Published:
    2009-11-23 5:16 AM

    je voudrais savoir si vous la chirurgie esthetique du penis?
  • marie-claude
    Published:
    2009-08-10 8:52 PM

    faite vous vraiment ce jor d'intervention car si c'est la cas cela fait longtemps que je cherche jaimerais avoir plus dinformation
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