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"Cheappettes", les femmes gestionnaires?

Les femmes sont plus conservatrices que les hommes avec leur bas de laine. Et au boulot? Elles le sont tout autant. Pas de gaspillage avec les patronnes!

Par
Marie-Ève Cousineau
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Monique Jérôme-Forget gère d'une main de fer le budget du Québec – près de 64 milliards de dollars en 2008-2009. «Chaque dollar compte!» martèle la ministre des Finances et présidente du Conseil du trésor, rencontrée dans son bureau de Montréal. Les ministres qui lui réclament «seulement» un million de plus sont prévenus. «Je leur fais la morale, dit-elle, en décrochant un sourire moqueur. L'argent public est précieux.» Prudente et économe, Mme la Ministre. «Ça tient en bonne partie à ma personnalité», croit la politicienne. Après réflexion, elle reconnaît toutefois que sa prévoyance et son sens du détail dans la gestion de l'argent sont typiquement féminins. Plusieurs cadres, entrepreneures et experts le confirment: au travail, les femmes gestionnaires gèrent l'argent différemment de leurs pairs masculins. Elles contrôlent de près les dépenses!

Myriam Germain, 49 ans, aujourd'hui heureuse adjointe d'une vice-présidente chez Astral Media, a travaillé avec quatre hommes et trois femmes durant sa carrière. Selon elle, les femmes gestionnaires ne délient pas facilement les cordons de la bourse et ont la «coupure facile». «Lorsqu'elles font le budget annuel, elles remettent en question chaque dépense. C'est à 10 $ près!» dit-elle. Les hommes, eux, effectueraient rondement l'exercice budgétaire. Les femmes cadres gèrent «de façon serrée».



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