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Cancer: quand un proche est atteint

Un diagnostic de cancer ne bouleverse pas seulement la vie du malade. Celle des proches se trouve aussi affectée. Comment arriver à surmonter cette épreuve?

Par
Marie-Claude Fortin
(2 personnes)
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Le soutien moral
Quand Claire a appris qu'elle souffrait d'un cancer du foie, toute sa famille a fait bloc. Frères, soeurs, parents, beaux-parents, beaux-frères, belles-soeurs, enfants, cousins, cousines, toute la smala. «Nous avons immédiatement tissé une sorte de filet de soutien autour d'elle, raconte sa soeur Suzanne. Son mari a dû apprendre en catastrophe à faire le lavage et le repassage, raconte-t-elle en riant, mais il était incapable de faire les repas. De toute façon, Claire ne supportait pas les odeurs de cuisson.

Alors, on se relayait. Je lui préparais des petits plats que mon chum allait lui porter le matin en se rendant au travail; elle n'avait qu'à les réchauffer au micro-ondes. Parfois, c'était mon beau-frère qui arrivait avec sa glacière pleine de bonnes choses. On lui a acheté une tonne de livres. Et il y avait toujours quelqu'un près d'elle, ou prêt à intervenir en cas de besoin. On l'a entourée d'amour et je crois que ça l'a vraiment aidée.»

«Le soir de l'Halloween, Louise sortait d'une opération très éprouvante, se rappelle son amie Josée. Elle était seule dans sa chambre d'hôpital, plongée dans le noir, souffrante. Moi, j'étais chez moi, de bonne humeur, en train de siroter une bière et de distribuer des friandises aux enfants qui passaient. De mon téléphone sans fil, je décrivais tout à Louise: les petits monstres que je voyais, leurs déguisements, les bonbons que je leur donnais. C'était une façon pour elle de rester en contact avec la vie de tous les jours. Et moi, comme je ne pouvais pas aller la voir, ça me donnait l'impression d'être près d'elle.»

Ce dont les gens ont besoin, en fait, c'est d'amour et de soutien, résume le Dr Marc Lalancette. La pitié est à proscrire.» «Il faut faire la distinction entre empathie et sympathie, nous rappelle Valérie Legendre. Quand on a de la sympathie envers quelqu'un, on pleure avec lui, on souffre avec lui, on se projette en lui. Ça ne l'aide pas. L'empathie, c'est être capable de se mettre dans la peau de l'autre tout en gardant une certaine distance et en demeurant réceptif, à l'écoute. Parler des vraies choses, tout en ayant le souci de suivre le rythme de la personne qui est malade. C'est cette attitude qui est constructive.»

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