Un apéro par-ci, un verre de vin par-là, les jeunes professionnelles boivent de plus en plus. Parfois un peu trop.
Entre les plats Tupperware, le litre de lait pour le café et quelques vieux lunchs oubliés, il y a toujours une ou deux bouteilles de mousseux bien froides dans le frigo de la boîte de création Web où Élisabeth travaille, près du Vieux-Montréal. Chaque fois que son équipe décroche un nouveau contrat, on fait sauter le bouchon. Quand ce n’est pas les capsules de bière. «L’équipe est jeune, et on aime bien fêter», raconte l’informaticienne de 26 ans.
Même quand il n’y a rien à célébrer, la bande n’hésite pas à trinquer pour décompresser après une longue journée. Le bar à deux coins de rues du bureau est surnommé «l’annexe». «Quand on approche des dates de tombée, on mange souvent sur le pouce et on travaille jusqu’en soirée», poursuit la petite blonde pétillante. «Après 12 heures devant l’écran, on n’a plus l’énergie de faire grand-chose, sauf peut-être de prendre un verre. Ça fait une coupure avant d’aller dormir.»
Parmi la vingtaine d’employés de la boîte, il n’y a que trois filles. Baigner dans un univers masculin n’est pas nouveau pour Élisabeth. Élevée avec trois grands frères, elle a l’habitude d’être entourée de gars. Pendant son baccalauréat à l’Université de Sherbrooke, elle était aussi en minorité. Elle n’a jamais eu quoi que ce soit à envier aux garçons, même quand il s’agit de prendre un verre. «Je sais que ça peut sembler juvénile, mais parce que je sors boire avec les gars, j’ai vraiment l’impression de faire partie de la gang. Mes collègues masculins me trouvent cool, ils m’acceptent comme une des leurs.»
DATE DE PUBLICATION: 2009-10-01
, Tiré du magazine ELLE Québec, octobre 2009




