Une crise d'acné grave a ravagé non seulement le visage d'Alice, mais aussi une partie de sa vie.
On m'a toujours complimentée pour ma peau de pêche. À l'adolescence, j'ai eu quelques poussées d'acné, mais rien d'alarmant. On me disait aussi que j'étais une belle fille, sauf que, comme je manquais de confiance en moi, j'avais du mal à l'admettre. Il a fallu une terrible crise d'acné pour que je me rende compte de la beauté que j'avais... et que j'étais en train de perdre.
Rien n'annonçait un tel cauchemar: j'avais 30 ans, une belle carrière et plein de projets. Après huit ans de vie commune, mon conjoint et moi avions décidé de faire un enfant. J'ai donc cessé de prendre la pilule contraceptive.
Il s'était à peine écoulé trois mois quand j'ai vu apparaître sur mon visage des dizaines et des dizaines de microkystes qui se transformaient tous, au fil des jours, en pustules rouges affreuses. J'étais complètement paniquée: non seulement je n'arrivais pas à tomber enceinte, mais mon faciès était la proie d'une maladie qui semblait vouloir le dévorer tout entier.
J'ai consulté un dermatologue, qui m'a prescrit des antibiotiques. Son verdict: mon acné était la conséquence d'un déséquilibre hormonal provoqué par le fait que j'avais cessé de prendre des anovulants. Aucun médecin ne m'avait informée de ça quand j'ai commencé à prendre la pilule. J'étais sidérée!
Après un certain temps, même si mes boutons avaient légèrement diminué, l'apparence de ma peau ne s'améliorait pas assez vite à mon goût. Je suis devenue obsédée; je ne voulais qu'une chose: qu'ils disparaissent!




