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Portrait de la gagnante du concours Femme de l’année 2010

Auteur : Elle Québec

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Portrait de la gagnante du concours Femme de l’année 2010

Édith Cloutier milite depuis plusieurs années en faveur des intérêts des citoyens autochtones dans les villes dans le but de diminuer l'écart qui divise les peuples.  

On peut dire que 2010 a été une excellente année pour Édith Cloutier. Après avoir reçu le prestigieux Prix national d'excellence décerné aux Autochtones dans la catégorie Service public, remis par la Fondation nationale des réalisations autochtones, voilà qu'elle vient de recevoir le titre de «Femme de l'année 2010» élue par les internautes.

Cette reconnaissance est amplement méritée par Édith Cloutier, qui se bat depuis plus de 20 ans pour que les Autochtones puissent prendre leur place au sein d'une communauté égalitaire. Ce sont ses qualités de leader et son implication dans le milieu qui ont inspiré ses collègues du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or à soumettre sa candidature au concours Femme de l'année 2010.

Son histoire

Née d'une mère algonquine et d'un père abitibien, Édith Cloutier a grandi à Val-d'Or, où elle s'est heurtée à la dualité qui sépare les peuples. Elle a vite compris l'impact de la différence lorsque celle-ci n'est pas acceptée. C'est ce qui l'a motivée à s'engager dans sa communauté. Ainsi, à 23 ans, alors fraîchement diplômée de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, elle amorçait sa carrière au Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or. Depuis 1989, en tant que directrice générale, elle travaille à l'amélioration de la qualité de vie des citoyens autochtones de la ville et contribue à une meilleure compréhension des enjeux et des réalités auprès de la population et des centres de santé et de services sociaux. Elle est également présidente du Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec (RCAAQ) depuis 2003.

Concrètement, le RCAAQ développe des services pour les Autochtones, de la périnatalité jusqu'aux services pour les aînées. Par exemple, un centre de la petite enfance qui s'adresse aux enfants autochtones et non autochtones a été mis en place et les enfants qui le fréquentent apprennent l'algonquin. Un moyen efficace pour limiter la différence entre Québécois et Autochtones dès leur très jeune âge.

 

Faire une différence

Impliquée dans des luttes contre le racisme et la discrimination, Édith Cloutier est dans le feu de l'action au quotidien, mais cela ne l'empêche pas de se demander régulièrement si son travail fait une différence. «C'est certain que je n'occuperais pas ce poste si chaque geste posé au quotidien ne portait pas ses fruits», soutient-elle. Et elle ne cache pas non plus son enthousiasme face aux changements qui se produisent et aux dialogues qui prennent forme entre les communautés. Cette évolution la pousse à poursuivre sa mission. «On veut que nos jeunes deviennent des leaders et qu'ils manifestent leur fierté d'être un peuple et contribuent à une société ouverte malgré les différences», explique-t-elle.

Mission accomplie

Lorsqu'elle a appris que ses collègues avaient soumis sa candidature et, du même coup, que les internautes l'avaient élue «Femme de l'année 2010», elle a été à la fois surprise et touchée. Savoir que ses collègues voient en elle une personne qui les stimule à continuer l'encourage à poursuivre ses luttes au quotidien. «Si elles me voient comme un porteur de message, c'est que j'ai atteint une bonne partie de mon objectif», dit-elle.

 

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