Reportages
9 nov. 2010

Des personnalités optimistes nous inspirent!

Par La rédaction

Auteur : Elle Québec

Reportages
9 nov. 2010

Des personnalités optimistes nous inspirent!

Par La rédaction

Steven Guilbeault
Cofondateur et porte-parole d'Équiterre

«Je suis un "optimiste réaliste". Je suis bien conscient qu'on a abusé de la planète et qu'on continue de le faire. En même temps, on a assisté en peu de temps à une prise de conscience collective phénoménale. Il y a 15 ans, quand je parlais de changements climatiques, les gens me prenaient pour un extraterrestre. «Aujourd'hui, il n'y a que quelques irréductibles isolés qui croient que nos émissions de CO2 ne sont pas responsables du réchauffement planétaire. Le transport en commun est de plus en plus populaire, et à peu près tout le monde sort son bac de recyclage chaque semaine. Évidemment, il y a encore beaucoup de travail à réaliser, mais je crois qu'on est en train de relever progressivement le défi du développement durable.»

 

 

Michel Venne
Fondateur de l'Institut du Nouveau Monde (INM), éditorialiste et journaliste

«En créant l'INM, j'ai sillonné le Québec et je me suis rendu compte du nombre de gens qui mettent en oeuvre des projets, améliorent la qualité de vie dans leur communauté, créent de l'activité économique, trouvent des solutions pour réduire la pauvreté. Partout, j'ai vu des citoyens qui prennent des initiatives pour tisser des liens de solidarité et changer les choses.» «Depuis 2004, je vois chaque année 800 jeunes aux cours de l'École d'été de l'INM. Ils viennent de partout au Québec pour s'exprimer sur la société dans laquelle ils veulent évoluer. Ils n'ont pas d'emploi garanti à vie, mais savent malgré tout composer avec l'incertitude. Ils n'attendent pas le fameux projet de société qu'on nous promet pour prendre les choses en main, lancer des entreprises et faire avancer la cause environnementale.»

 

Photo: FLasselin (Steven Guilbeault)

Dominique Anglade

Consultante chez McKinsey & Company, présidente de la Fondation Kampe, ex-présidente de la Jeune chambre de commerce de Montréal

«Je suis de celles qui croient que l'humanité évolue dans un sens positif. Bien sûr, il y a encore des génocides et des guerres. Mais je vois tellement de personnes autour de moi qui se dévouent corps et âmes pour aider leurs semblables, qui réfléchissent aux façons d'améliorer le sort de l'humanité... «Ce printemps, je suis allée à Haïti pour enterrer mes deux parents, morts pendant le séisme. J'ai vu des gens qui ont tout perdu, mais qui se relèvent et qui surmontent leur détresse pour aider leur voisin. Beaucoup de créativité et de solidarité naît de ce genre de tragédie. Mon amie Régine Chassagne, du groupe Arcade Fire, et moi avons décidé de lancer une fondation pour combattre la pauvreté à Haïti. Nous avions imaginé ce projet avant la catastrophe. En moins d'un an, nous avons réuni les ressources nécessaires pour aller de l'avant.»

 

 

Janette Bertrand
Animatrice, communicatrice, auteure

«Ce qui me rend optimiste, c'est de voir à quel point l'être humain est capable de s'adapter à de nouvelles situations. C'est ce que je me dis lorsque je constate combien la notion d'égalité entre les hommes et les femmes est aujourd'hui bien intégrée au Québec. J'ai assisté aux changements, je les ai vécus. C'est la même histoire dans le cas du tabac. Lorsqu'on a su que c'était nocif pour la santé, la cigarette est presque devenue un tabou. Voilà une autre énorme transformation de la société qui est survenue en très peu de temps. La résilience de l'être humain est stupéfiante. Regardez dans les pays en guerre, il y a des mariages, des enfants qui naissent. La vie continue, elle est plus forte que tout.»

 

 

 

Dominic Arpin
Animateur, blogueur et journaliste de profession, ainsi que webjunkie de confession.

  • L'esprit communautaire créé par Twitter, Facebook et les forums «Contrairement à un préjugé répandu, les réseaux sociaux permettent de briser l'isolement, d'avoir des échanges et aussi de s'entraider, comme ç'a été le cas après le tremblement de terre à Haïti. Grâce à de tels outils, on est capable d'agir peu importe où on est.»
  • La géolocalisation «C'est une technologie qui permet de savoir où une personne qui nous écrit se trouve en temps réel. Et si elle est à proximité, pourquoi ne pas aller la rencontrer? C'est révolutionnaire.»
  • La participation des citoyens aux débats de société dans les médias «Les gens veulent donner leur opinion à propos de l'information qu'ils reçoivent, et les réseaux sociaux leur permettent de le faire. Je trouve que c'est bien de décentrer le pouvoir médiatique; quant à nous autres, journalistes, nous réalisons que nous n'avons pas le savoir absolu.»

 

 

 

Louise Arbour
Présidente du International Crisis Group, ex-haute-commissaire au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, ex-procureure en chef du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie

«Ce n'est pas facile de mesurer les progrès accomplis sur le plan des droits humanitaires. Les changements s'opèrent lentement, mais je sens que les choses bougent. Il y a 20 ans seulement, il aurait semblé impossible que des chefs politiques responsables de génocides, comme Slobodan Milosevic ou Radovan Karadzic, comparaissent devant la justice internationale.»

 

Mona Nemer
Vice-rectrice à la recherche de l'Université d'Ottawa

«La recherche médicale a progressé davantage pendant les 10 dernières années qu'au cours des 50 années qui ont précédé. Grâce aux techniques modernes de séquençage du génome, on arrive à isoler les gènes responsables de maladies et à accélérer la recherche des traitements. Les progrès réalisés sur le plan des maladies infectieuses sont également spectaculaires. Il y a 50 ans, le SRAS ou le H1N1 auraient fait des millions de morts. Et ce n'est qu'un avant-goût de ce qui s'en vient.»

 

Photo: Ghyslain Fournier/TVA(Dominic Arpin)

 

Mélanie Joly

Directrice à l'agence de relations publiques Cohn & Wolfe, cofondatrice de Génération d'idées, membre du comité de relève de l'Orchestre symphonique de Laval et du Musée d'art contemporain de Montréal

«On dit parfois de ma génération qu'elle s'engage peu socialement. C'est totalement faux. Je vois un tas de jeunes gens d'affaires qui font partie de comités de relève, au sein de conseils d'administration de musées, d'orchestres ou d'organismes environnementaux, par exemple. Nous avons une nouvelle façon d'envisager et de faire les choses. À l'Orchestre symphonique de Laval, nous avons proposé de présenter des concerts au cours desquels les pièces de musique sont expliquées au public et accompagnées d'éléments visuels. Au Musée d'art contemporain de Montréal, nous comptons organiser des rencontres entre les conservateurs et les visiteurs. L'idée, c'est de démocratiser les arts. Et chemin faisant, nous organisons des collectes de fonds qui cartonnent.»

 

 

Yasmine Charara
Enseignante, présidente de la Commission jeunesse Oxfam-Québec, membre du Forum jeunesse de l'Île de Montréal, ainsi que du groupe consultatif jeunesse de la Commission canadienne pour l'UNESCO

«Si j'ai de l'espoir, c'est parce que je travaille dans un milieu où les gens sont impliqués sur les plans tant communautaire qu'international. Les jeunes autour de moi n'ont pas baissé les bras; ils croient qu'il y a un monde meilleur à reconstruire, et c'est vivifiant de collaborer avec eux. Il faut assister à la Marche 2/3 d'Oxfam- Québec pour s'en rendre compte! Au milieu de cette foule de jeunes pleins d'énergie et d'espoir, on ne peut que voir la petite flamme se rallumer.»

 

 

À LIRE: Les réseaux sociaux à la rescousse des causes humanitaires!

 

 

 

 
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