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Chronique de Catherine Pogonat: l'homme arc-en-ciel

John Londono Photographe : John Londono Auteur : Elle Québec

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Chronique de Catherine Pogonat: l'homme arc-en-ciel

L'homme gai rayonne dans les rues de ma ville. Il est présent dans tous les domaines de pointe, à l'avant-garde de tous les nouveaux courants. À Montréal, la communauté au drapeau multicolore est particulièrement créative, active et assumée. Alors qu'on entend des débats sur l'identité de l'homme hétéro en 2012, l'homme gai, lui, donne l'impression d'avoir trouvé sa place au soleil. Les homosexuels qui m'entourent sont parmi les gens les plus épanouis, les plus accomplis que je connaisse. Plus que l'homme straight - qui cherche encore parfois son nord et son sud dans notre société moderne -, l'homme gai semble avoir trouvé son équilibre, sa zone de lumière, le bon dosage quotidien de réussite professionnelle, d'amitiés profondes, d'amour, de fête, de confort... Est-ce parce qu'il a dû se tailler une place, se battre, se forger un chemin? Est-ce parce qu'il s'est imaginé un mode de vie idéal en technicolor, un modèle social qui ne s'insère pas nécessairement dans le moule traditionnel? Peu importe la raison, l'homme gai est non seulement sorti de son ghetto, mais il rayonne de mille feux aux quatre coins de ma ville.

Des soirées à la gloire de l'homme arc-en-ciel ont maintenant lieu dans des bars de tous les styles. Des commerces tenus par des membres de la communauté gaie ouvrent leurs portes partout. Des touristes gais déferlent dans notre Village piétonnier à l'horizon rose bonbon. Ils veulent voir de leurs propres yeux comment Montréal est devenue ce coin d'Amérique francophone où se côtoient dans le respect (la plupart du temps!) des gens de toutes les allégeances sexuelles.

Si c'est ce débordement de couleurs qui confère un teint aussi santé à l'homme gai, je vote pour qu'on offre une palette infinie à l'hétéro aussi, afin qu'il y trouve son éclat, sa liberté, son ton. Hommes gais 2012, inspirez-nous!

 

À MONTRÉAL

Dans le Mile-End, le Royal Phoenix, un bar queer, est devenu le lieu de rassemblement d'homos, d'hétéros, d'hommes, de femmes, qui s'y côtoient dans l'allégresse d'une piste de danse gonflée à bloc. On y va pour les cinq à sept enlevants, les soirées karaoké, les batailles d'oreillers et la poutine royale! (5788, boul. Saint-Laurent)

Le restaurant Mezcla, en plein coeur du Village, est réjouissant avec sa cuisine nuevo latino rafraîchissante et inventive. L'arrivée de nouvelles saveurs dans ce coin de la ville fait toujours du bien! (1251, rue de Champlain)

Les soirées Mec plus ultra du Belmont (qui ont lieu quelques fois par année; tenez-vous au courant grâce aux médias sociaux) sauront ravir les super mecs. Vive les partys ponctuels, qui remplacent de plus en plus les énormes clubs gais de type industriel! (4483, boul. Saint-Laurent)

 

À TORONTO

Le Boutique Bar, c'est tout nouveau et siiiiiii beau! Un bar à la fois chaleureux et très classe, avec son menu qui compte plus de 20 martinis et 30 cocktails. Un endroit gai, mais qui aime tout le monde. (506, rue Church)

Le Fabarnak, c'est un resto à la fois trendy et engagé, où on donne des formations en restauration à des personnes en réinsertion sociale. Question de joindre l'utile à l'agréable! (519, rue Church)

 

À QUÉBEC

Un style de vie, c'est une boutique de sous-vêtements pour hommes pas quétaine du tout, qui offre en prime des mannequins vivants en pâture dans la vitrine, du jeudi au dimanche. (833, rue Saint-Jean)

 

 

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