Psycho

Des résolutions enfin réalistes!

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Des résolutions enfin réalistes!

Mère imparfaite

 

Vous avez un ou deux petiots, et votre voeu le plus cher est d'être la meilleure mère possible... Mais vous ne passez pas suffisamment de temps avec eux, car vous travaillez, vous n'êtes pas toujours libre pour jouer aux legos, vous perdez patience quand ils ne veulent pas sortir du bain après une heure, vous ne leur cuisinez pas toujours des plats maison et vous achetez la paix plus souvent que vous ne le voudriez grâce à la télé. Du coup, le sentiment de ne jamais être à la hauteur vous ronge et, avec lui, le souhait de faire mieux, encore mieux, toujours mieux.

Et si vous laissiez tomber la culpabilité? Le pédopsychiatre Stéphane Clerget le dit haut et fort, et il a même publié un livre portant ce titre: La mère parfaite, c'est vous (Hachette Littératures). De mère idéale, il n'y en a pas, pas plus que d'enfants idéaux. Ce sont de purs fantasmes: croire qu'on est entièrement responsable de son petit, de ses réussites et de ses échecs, est une illusion de toute-puissance qui mène à la culpabilité. «Le plus urgent est sans doute que les mères puissent retrouver la confiance en elles-mêmes qu'elles semblent avoir perdue, écrit-il. [...] La seule vérité, c'est qu'il y a autant de mères qu'il y a d'enfants et que la meilleure possible aux yeux de l'enfant, c'est la sienne.» Qu'en dites-vous?

LIRE LA SUITE: "L'année prochaine, je vais maigrir..."

 

Seule contre tous

 

Travailler, s'occuper des enfants et de sa mère malade, passer du temps avec son chum, faire l'épicerie et les lunchs, voir ses amis de temps à autre, trouver l'énergie de faire des activités le dimanche... Les semaines défilent à une allure folle et vous semblent toujours trop courtes pour que vous arriviez à tout faire, à concilier vie professionnelle et vie familiale, contraintes, horaires et limites budgétaires. C'est une question d'organisation, pensez-vous... D'ailleurs, cette année, vous avez décidé de mieux vous y prendre!

Et si vous demandiez de l'aide? Peut-être que vous en obtiendriez... Vous seriez d'ailleurs étonnée de voir à quel point vos collègues, votre chum, vos amis et votre famille pourraient vous donner un coup de main. Et alléger votre quotidien, ainsi que le poids de la responsabilité et de la solitude qui vous écrase. Mais pour ça, il faut d'abord se réconcilier avec sa vulnérabilité affirme la psychothérapeute Valérie Colin-Simard dans Quand les femmes s'éveilleront... (Albin Michel). Être vulnérable, c'est accepter des émotions tout à fait légitimes, c'est dire: «Je ne sais pas», «Je ne peux pas» ou «J'ai atteint mes limites», explique-t-elle.

C'est aussi apprendre à trouver de l'aide dans son environnement pour sortir du cercle infernal du petit soldat toujours au front. Car «par volonté d'être autonomes et indépendantes, désir de bien faire, peur de l'abandon et parfois par orgueil, nous voulons tout prendre en charge, tout faire nous-mêmes, tout contrôler, tout prendre en main. [...] Nous mettons un point d'honneur à nous en sortir seules. Et nous ployons sous le fardeau sans rien dire. Motus. En bon petit soldat, nous continuons d'avancer et de courir, comme des entités isolées du monde, comme des hamsters tournant en rond dans leur cylindre», lit-on dans son essai. Et si le hamster arrêtait de pédaler tout seul?

Maigrir… encore?

 

Cette année, un de vos objectifs est de perdre 5, 10 ou 15 kg... Ne vous inquiétez pas, vous n'êtes pas la seule: selon des données de l'Institut national de santé publique du Québec, 62 % des Québécoises ayant un poids normal tentent de contrôler ou de perdre du poids; et de 10 % à 20 % de celles qui sont en dessous de leur poids santé veulent maigrir. Ce que ça veut dire? Que nous sommes toutes, ou presque, obsédées par notre ligne. Du coup, nous diabolisons les aliments, nous traquons les calories, nous angoissons à l'idée de magasiner un nouveau jean, nous nous interdisons tout plaisir chocolaté, nous nous flagellons si nous avons eu le malheur de reprendre de la lasagne, nous nous empiffrons de chips après avoir passé une semaine monacale à manger de la salade, nous regardons notre cellulite avec dégoût, nous nous déprécions en permanence, nous rêvons du jour où nous serons minces. Car comme tout le monde le sait, minceur égale... bonheur.

Et si nous remettions en cause ce beau postulat? Diane Lesage l'a fait, elle, et a même écrit un livre à ce sujet: Osez être ronde – Bien vivre avec son poids (LER). Dans cet ouvrage, elle se pose les vraies questions («Pourquoi maigrir?», «À quel prix dois-je être mince?»), s'interroge sur les mythes concernant le poids et la santé, remet en question les diktats de la beauté et raconte comment elle s'est réconciliée avec elle-même. Être ronde ne doit pas nous empêcher d'être heureuses et en forme, de mener la vie que nous désirons, d'aimer notre corps pour tout ce qu'il nous apporte, dit-elle. Un livre inspirant, même pour les minces...

Merci, la vie!

 

Êtes-vous de celles qui commencent l'année en établissant une longue de liste de choses à faire, en prenant soin d'y ajouter tout ce qui leur manque – le grand amour, des REER, des cuisses musclées et un iPhone? Si oui, il serait peut-être temps de découvrir la gratitude. Oui, oui, ce sentiment de reconnaissance vieux comme le monde, qui nous fait réaliser ce que nous avons, remercier ceux qui nous font du bien, voir les choses du bon côté et apprécier le moment présent.

La plupart des spécialistes en bonheur nous conseillent d'avoir un cahier de gratitude et d'y noter régulièrement ce qui nous a rendues heureuses («J'ai fait une longue promenade en forêt qui m'a requinquée»; «J'ai réussi à boucler un dossier difficile dans le temps imparti, j'en étais fière; d'ailleurs, ma collègue m'a félicitée»; «J'ai joué avec bonheur pendant une heure avec le chien»; «Hier soir, je me suis pelotonnée contre mon chum toute la soirée, ça m'a fait beaucoup de bien»...). Ça semble nunuche et un peu simpliste, n'est-ce pas? C'est effectivement l'opinion de beaucoup de gens...

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