Il est la vedette d'un des films les plus attendus de l'année: The Road, adapté du roman de Cormac McCarthy, bientôt en salle. L'occasion rêvée de s'entretenir avec Viggo Mortensen, en exclusivité pour ELLE QUÉBEC.
Sur une note plus légère, à quoi vous est-il impossible de résister? Au chocolat... noir, de préférence. C'est vrai que vous en offrez souvent sur les plateaux de tournage? J'ai lu notamment que vous aviez donné des truffes saupoudrées de bacon à Renée Zellweger, votre partenaire dans ? J'aime bien offrir de petits présents à mes collègues de plateau: des photos, des poèmes que j'ai écrits, des livres, comme ça, sans raison. Ça installe tout de suite un climat de camaraderie, de complicité. Et vous, vous fait-on souvent des cadeaux? Euh... pas très souvent, à vrai dire... Mais il y a un jour ou deux, alors que je signais des autographes sur le tapis rouge au Festival de Toronto, un fan m'a offert une rondelle de hockey signée par Jean Béliveau en 1974. C'était trop beau, ça m'a rendu mal à l'aise. Mais quand le mec m'a avoué qu'il n'était pas un grand admirateur des Canadiens, j'ai changé d'avis et j'ai pris sa rondelle. Et je ne le regrette pas! (fou rire) Appaloosa a beau être un western classique, avec des duels et des poursuites à cheval, c'est d'abord un film sur l'amitié masculine, non? Totalement, et c'est d'ailleurs sa force. L'idée de montrer l'amitié et la loyauté entre hommes, sans complaisance, est touchante. Entre les deux justiciers, Cole et Hitch, existent une sorte de pudeur – propre aux hommes, j'imagine – et une confiance absolue. C'est une chose qu'Ed Harris, qui a réalisé le film en plus de jouer le rôle du marshal, a su traduire avec justesse. Ces deux hommes cavalent ensemble depuis 12 ans. Ils se respectent tout en étant très lucides l'un par rapport à l'autre. Pour moi, un ami, c'est ça: quelqu'un d'assez courageux pour nous dire la vérité, même si ce n'est pas toujours ce que nous voulons entendre.



