Cette bédéiste de 33 ans, née en France et arrivée au Québec il y a près de cinq ans, n'a pas fini de nous étonner.
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Tandis qu'elle s'apprête à publier à Paris un album consacré à la vie de couple, Eva Rollin fait paraître à Montréal le troisième tome de sa série Mademoiselle, Les sept péchés capiteux (Marchand de feuilles). Humour décapant, comme toujours. Avec, bien sûr, en toile de fond, le rêve de l'éternel prince charmant. Mais, cette fois, la célibataire qui se voudrait endurcie ne s'étourdit pas dans le stupre et la fornication. Oh que non! Fini, les folies. Elle va faire peau neuve, être zen, se débarrasser de tous les vices qui la travaillent. Vraiment?
Qu'est-ce qui vous a amenée à vous intéresser au péché?
Même si on assume ce qu'on fait, à la base, ça n'empêche pas la culpabilité. Je n'ai pas été élevée avec le petit catéchisme, et le péché n'existe supposément plus, mais il arrive toujours un moment où je me sens coupable de quelque chose. Il me semble qu'il y a une fêlure entre ma morale et ce que je vis. Et cet album, pour moi, c'est une façon d'exorciser ma culpabilité.




