Son prénom est Margaret Ann, mais prière de l’appeler Lionel. Lionel Shriver. Elle nous parle de sa vie, de ses romans.
Lionel Shriver. C'est sous ce pseudonyme qu'elle est devenue célèbre grâce à un thriller sur la maternité, Il faut qu'on parle de Kevin. Elle remonte sur le ring avec un nouveau roman tout aussi dérangeant, La double vie d'Irina.
Elle mesure 5 pi 2 po, pèse 100 lb, a une peau de lait. Mais dans une autre vie, elle se verrait bien dans le corps d'un homme noir de 6 pi 7 po. «Je pourrais être un joueur de basketball, qui sait, et dévorer chaque jour des assiettes remplies de côtes levées», raille l'écrivaine.
«Que se passerait-il si...» Voilà la spécialité de Lionel Shriver. Que se passerait-il si... l'enfant que vous avez mis au monde devenait à l'adolescence un meurtrier? Dans Il faut qu'on parle de Kevin (Belfond), la mère devait affronter cette horrible situation. Et l'auteure, diaboliquement percutante en même temps qu'extrêmement touchante, nous renvoyait, nous, à cette délicate question: a-t-on le droit de ne pas aimer son enfant?
Quelques années plus tard, elle remet ça. Que se passerait-il si... la passion amoureuse vous tombait dessus, alors que vous êtes déjà engagée avec un autre homme? Cette question piège vous restera en travers de la gorge bien après avoir refermé La double vie d'Irina (Belfond), le nouveau roman de Lionel Shriver, le deuxième à paraître en français.
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PHOTO: Jerry Bauer (Lionel Shriver).




