Paradis perdu, un show pas comme les autres, prendra l’affiche à Montréal. Ses créateurs – Dominic Champagne, Jean Lemire et Daniel Bélanger – nous en parlent.
C'est l'histoire du dernier homme sur terre. Un soldat qui a assisté à la destruction de la planète par les humains et qui se met à rêver de sa renaissance. Un soldat qui se transforme en jardinier et qui imagine le paradis perdu... Le scintillement des étoiles, la sérénité des nénufars dans les étangs, la majesté des baleines au fond des océans.
Ce spectacle alliant théâtre, musique, danse et projections vidéos est un conte, une ode à la beauté du monde, explique Dominic Champagne, qui l'a écrit et mis en scène. «Il est né de ma rencontre avec Jean Lemire il y a trois ans, au moment où il revenait de son incroyable mission Antarctique.»
«De mon côté, je rentrais de Las Vegas, où j'avais monté Love, le spectacle sur les Beatles, et j'étais dans un drôle d'état d'esprit. J'arrivais d'une ville qui est une véritable catastrophe écologique - elle pompe l'eau des États avoisinants pour permettre aux gens de jouer au golf! En même temps, après le succès de Love, j'avais ressenti le besoin de me grounder, de retrouver plus de simplicité et d'authenticité dans ma vie. J'avais donc passé l'été à la campagne, à planter des arbres. Puis j'ai rencontré Jean Lemire, qui lui, avait vraiment vu les effets du réchauffement climatique sur notre planète dans son désert de glace de moins en moins glacé. Il disait: "On ne peut pas être pessimistes ou cyniques. Pas plus qu'on a le droit d'abandonner. Il faut changer nos comportements." C'est là que l'étincelle a jailli. J'avais envie de m'investir davantage pour sauvegarder notre si belle terre. Lui avait envie de parler d'environnement autrement pour rejoindre un public plus vaste. C'est comme ça que l'idée du show a germé.»
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