Les vampires nouveau genre ne s'attaquent pas qu'aux écrans. Ils mordent aussi à belles dents dans la littérature. Bienvenue dans l'univers de la bit lit.
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Exit la chick lit, place à la bit lit! Le terme n'a rien à voir avec l'appendice auquel vous pensez (si! si! avouez...) «Bit» vient plutôt du verbe anglais to bite, c'est-à-dire mordre.
Il ne s'agit donc pas de romans pornos (quoique quelques passages torrides valent le détour...), mais d'histoires mettant en scène des héroïnes qui ont du caractère, de la détermination, la langue bien pendue, et qui combattent des créatures surnaturelles: démons, fées, sorcières, mages, loups-garous et, évidemment, vampires. Ce sous-genre de la fantasy urbaine a pour cadre le monde contemporain - le nôtre - dans lequel est introduit un zeste d'irrationnel.
(Photo: QUAND LE DANGER RÔDE, de Charlaine Harris (Flammarion Québec)
C'est ainsi que des créatures mythiques et des hu-mains sont amenés à se côtoyer, pour le meilleur et pour le pire, mais surtout pour notre grand plaisir. Le phénomène a bien sûr culminé avec Twilight, mais la bit lit existait bien avant que Stephenie Meyer vampirise toute l'attention.
Anita Blake, LA série-culte du genre, est née en 1993, et les aventures de Sookie Stackhouse faisaient déjà les délices de fidèles lectrices depuis 2001 avant d'être portées au petit écran sous le titre True Blood.
Il est vrai cependant qu'avec le succès monstre qu'a connu l'histoire d'Edward et Bella, la bit lit a reçu un apport de sang neuf. Certes, beaucoup de ces nouveaux romans ne sont que des variations sur le thème de Twilight, mais certains d'entre eux se démarquent et s'adressent à un public ayant quitté les bancs d'école et désirant un peu plus de chair autour de la canine... Petit tour d'horizon, ci-contre, de cette littérature sang pour sang féminine.




