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Nico Archambault, le gentleman danseur

Sa victoire à So You Think You Can Dance Canada l'a propulsé au devant de la scène. Ce printemps, on pourra apprécier ses talents de chorégraphe dans la comédie musicale Le blues d'la métropole. Rencontre avec un artiste allumé.

Par
Chantal Tellier
Photos
Jean-Claude Lussier
(9 personnes)
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Nico Archambault, le gentleman danseur


Cette soif d'apprendre a aussi motivé sa décision de travailler aux côtés de Janet Jackson, non seulement pour les American Music Awards mais également au mégashow londonien Jingle Bell Ball en décembre dernier, en plus de collaborer à son vidéoclip Make Me.

«Je trouve ça le fun, et j'ai beaucoup appris avec le chorégraphe de Janet, raconte-t-il. Mais autant j'ai adoré l'expérience, autant j'ai envie d'être reconnu pour moimême. Je ne comprends pas qu'on juge le talent de quelqu'un en fonction du succès d'un autre. En plus, pour moi, le succès est une conséquence. Ça ne devrait pas être un but.»

 

 La musique dans le sang

La conversation coule, fluide. Ses propos sont sensés et toujours nuancés, qu'il parle de téléréalité, de culture ou de mode. Tiens, la mode, justement, comment la voit-il? «Pour moi, c'est une autre façon de créer, de suggérer une ambiance, une émotion.»

Il apprécie les beaux vêtements et a bien quelques designers préférés - dont l'Américain Rick Owens, Travis Taddeo, un jeune designer originaire de Calgary, ainsi que Denis Gagnon et Philippe Dubuc - qui, comme lui, privilégient les tons de noir, de gris et de blanc («je suis daltonien, alors j'ai beaucoup de misère à gérer les couleurs!»). Mais il ne se prend pas trop au sérieux. «Je n'aime pas avoir un look trop léché et je ne me sens pas l'obligation d'arborer un certain style pour la galerie. Cela dit, même si je ne suis pas un "fashionista" d'expérience, précise-t-il en riant, ça m'intéresse.»

Puis, il s'anime comme un gamin en se mettant à jaser musique. Son iPod contient plus de 7000 chansons, et je crois bien qu'il serait encore en train de m'en faire la nomenclature si la séance photo n'avait pas repris! «J'ai une façon différente de "dealer" avec la musique parce que j'ai perdu l'usage de mon oreille droite à la suite d'une otite. Très jeune, j'ai dû apprendre à l'écouter différemment. À force de l'analyser, je suis capable d'entendre des sons que les autres ne perçoivent pas, ce qui me sert beaucoup dans mes chorégraphies.»

 

 

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DATE DE PUBLICATION: 2010-03-09 , Tiré du magazine Elle Québec, mars 2010

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