Sa victoire à So You Think You Can Dance Canada l'a propulsé au devant de la scène. Ce printemps, on pourra apprécier ses talents de chorégraphe dans la comédie musicale Le blues d'la métropole. Rencontre avec un artiste allumé.
SYTYCD lui a valu une belle renommée, mais il possédait tout de même un solide bagage d'expérience. Le danseur s'est produit entre autres à La fureur pendant cinq ans, on a pu le voir sur scène dans Night Fever, Elvis Story, Joe Dassin - La grande fête musicale, Starmania Opéra et dans plusieurs vidéoclips.
Sa carrière a en fait débuté lorsqu'il avait sept ans à l'école de danse Louise Lapierre, sur le Plateau Mont-Royal, où sa soeur aînée étudiait déjà. Carrière brusquement interrompue quelques mois plus tard pour cause de... collants, qu'il devait porter pour le spectacle de fin d'année. «Ça m'a traumatisé», se souvient-il en riant.
Exit, la danse! Il a ensuite essayé tous les sports: soccer, hockey, baseball, etc. «J'étais très mauvais, soutient-il, sauf au football.» Mais l'appel de la danse se fait à nouveau sentir, et cette fois est la bonne! Il recommence à suivre des cours quelques années plus tard puis, au secondaire, il s'inscrit au programme sport -études du collège Antoine-de-Saint-Exupéry, dans l'est de Montréal, où a notamment étudié Alexandre Despaties.
Entre deux bouchées d'oeufs brouillés et une gorgée de latte, il me parle aussi de sa famille. «Je suis où je suis et je suis qui je suis en grande partie grâce à mes parents. Ils ont toujours été présents, ils m'ont toujours soutenu dans mes choix de vie, dans ma carrière.» Et c'est grâce à eux qu'il a pu développer son potentiel artistique. «Ma mère a toujours aimé la danse. Elle avait même suivi des cours à l'école Louise Lapierre. À l'époque, on appelait ça de "l'expression corporelle". C'était un peu plus grano, dit-il, amusé. Et la musique occupait une grande place chez nous. Mes parents écoutaient David Bowie, Pink Floyd, Genesis, AC/DC. À cinq ans, je m'endormais sur The Clash. Bon, j'avais aussi des cassettes de Passe-Partout, mais ça m'intéressait moins», avoue-t-il dans un éclat de rire.
Debout pour la cause
Son attachée de presse nous avertit qu'il est temps de partir pour le studio de photo et me propose de monter avec eux dans sa voiture. Très gentiment, Nico m'offre de prendre place à l'avant, et m'ouvre la portière. Qui a dit que les bonnes manières se perdaient? Une fois au studio, branle-bas de combat. Tout le monde s'active: la directrice artistique, le photographe, le styliste, le maquilleur. Nico, assis tranquillement à la table, me parle de son tatouage sur l'avant-bras, que je reluquais du coin de l'oeil. Il s'agit d'un extrait du poème An American Prayer (oeuvre moins connue du chanteur des Doors, Jim Morrison): O Great Creator of Being, Grant Us One More Hour to Perform Our Art and Perfect Our Lives. We Live, We Die, and Death Not Ends It. «Pour moi, c'est une sorte de prière pour les artistes», explique-t-il.
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