Dans son récit autobiographique, "La fille aux neuf perruques", la Néerlandaise Sophie Van der Stap raconte l’étonnant jeu de rôles qui lui a permis de tenir tête au cancer. Entretien avec une battante.
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Quel «personnage» vous ressemble le plus? Pam, pour son côté naturel, très girl next door. Curieusement, c'est avec Platine, ma perruque la plus artificielle, que j'ai osé afficher ma maladie aux yeux du monde.
PHOTO: Bébé, sexy ou hippie, selon l'humeur.
Que pensez-vous des survivants qui affirment que le cancer est la meilleure chose qui leur soit arrivée...
Chacun a sa façon de vivre les évènements et de les nommer. Je n'aurais voulu rater mon cancer pour rien au monde. Il m'a apporté une grande clarté, la furieuse envie d'être heureuse et m'a révélé ma passion de l'écriture.
Il a aussi totalement changé votre vie! Vous êtes devenue écrivaine, vous êtes la chouchou des médias, vous avez quitté l'université...
C'est vrai! Elle est loin, ma vie d'étudiante en sciences politiques! Je pars m'installer un an à Paris, où je vais travailler à l'adaptation pour le cinéma de La fille aux neuf perruques et à l'écriture de mon prochain roman, purement fictif celui-là. Je vais aussi en profiter pour perfectionner mon français et flirter à la française! (rires) Tout ce que je veux, c'est de pouvoir vivre de ma plume!

Et la famille, les amitiés et les amours, dans tout ça?
Le cancer nous a énormément rapprochés, ma famille, mes vrais amis et moi. L'amour? Disons que j'ai quelqu'un dans ma vie, mais que mon prince se fait attendre...
Serait-il intimidé par les perruques?
Ce serait vraiment moche! Car depuis ma guérison, j'en ai acheté plein d'autres!
PHOTO: Emma, l'âme poétique
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