M pour Malajube et Mara Trembaly

Mara Tremblay, Malajube, on attendait la sortie de leur dernier CD. Ça y est! On peut en profiter. Survol des nouveaux albums disponibles chez le disquaire.

6 avril 2009
Par
Nicolas Tittley
Photos
Valérie Jodoin-Keaton
Mara-trembaly

«Surprendre les autres en me surprenant moi-même.» Voilà comment Mara Tremblay résume sa démarche pour son quatrième album, Tu m’intimides. En fait, c’est la seule philosophie qu’ait jamais suivie la multi-instrumentiste à «la voix de casserole» (selon sa propre expression). Son nouveau disque est étonnant, plein d’explorations musicales et d’émotions à fleur de peau. «Disons qu’il m’est arrivé beaucoup de choses au cours de la dernière année, avoue Mara. J’ai perdu ma mère et ma vie sentimentale a été... bouleversée.» Au beau milieu du disque se dresse Devant l’orage, une pièce acoustique d’une rare candeur, qui témoigne de la fin d’une histoire et de sa rencontre avec son nouvel amoureux, le musicien Antoine Gratton. «J’étais seule à la maison et j’étais submergée par toutes ces émotions. J’ai pris ma guitare, j’ai posé une enregistreuse sur la table et j’ai chanté.» À l’arrière-plan, on distingue clairement le son de la pluie. Pour l’artiste, il était hors de question de réenregistrer le morceau, qui est repris tel quel sur l’album, dans son imparfaite spontanéité. Dans cette complainte country folk, Mara se met à nu, presque autant que sur la pochette de son disque. «C’est mon quatrième album, et il était temps que je me montre», dit-elle.


Chez le disquaire

cd-malajube.jpgMALAJUBE
Labyrinthes

Enfin, enfin! Les enfants chéris de la pop alternative québécoise sont de retour avec un troisième disque, Labyrinthes. Malgré son titre, ce CD ne se perd pas dans des méandres musicaux. Pas de death metal ni d’opéra disco, que des chansons aussi fraîches que la désormais classique Montréal -40 ºC. Le CD s’avère peut-être encore plus mélodique que les précédents. Un des albums québécois de l’année?





cd-fire.jpgELENI MANDELL
Artificial Fire

Cette artiste a toujours eu une relation particulière avec le Québec, et son plus récent disque confirme son attachement. Montréal est évoquée à trois reprises dès la première chanson. Mais bien qu’Artificial Fire soit un des disques les plus joyeux de la Californienne, il sent encore les basfonds de Los Angeles. En dépit de sa voix d’ange et de ses ritournelles pop sixties, Elleni a toujours quelque chose d’une sombre chanteuse de cabaret.

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