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Livres: scandale et hémorroïdes

Le bestseller de Charlotte Roche, Zones humides, dans lequel l’héroïne se parfume avec ses sécrétions vaginales, pose une question fondamentale: quel rapport entretenons-nous avec notre corps?

Par
Violaine Charest-Sigouin
(4 personnes)
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zones humides

 Hélène Memel, 18 ans, la narratrice de Zones humides (Anabet), est clouée à un lit d’hôpital: elle s’est fissuré l’anus en se rasant, ce qui a provoqué de l’inflammation et des douleurs si atroces qu’elle a dû être opérée d’urgence. Manque de pot, elle avait déjà, dans cette zone sensible, des hémorroïdes florissantes – son «chou-fleur», comme elle l’appelle affectueusement.

Pendant sa convalescence, elle nous raconte, avec force détails, les habitudes qu’elle a prises avec son corps: pour séduire les garçons, elle applique ses sécrétions vaginales en guise de parfum, ou encore elle y goûte, comme elle le fait pour de nombreux fluides, que ce soit son propre sang, le pus extirpé de ses boutons ou même le vomi d’une copine... «La diffusion des bactéries est mon passe-temps favori», affirme candidement Hélène, qui, d’ailleurs, ne manque pas de laisser sa trace chaque fois qu’elle visite une toilette publique... et pas seulement dans la cuvette. «Quand je pose ma chatte sur la lunette, j’entends un joli bruit de baiser mouillé, et j’absorbe tout ce que les autres ont laissé, que ce soient les poils, des taches ou des flaques de couleurs et de consistances diverses.»

Ce préambule vous dégoûte-t-il au point de cesser la lecture du présent article ou, au contraire, vous rend-il impatiente de vous procurer le récit? Lorsqu’on sait que ce brûlot s’est vendu à plus d’un million et demi d’exemplaires dans le monde, on serait tentées de croire que la curiosité l’emporte sur le dégoût.


COMMENTAIRES.

  • Mme. Paulette Charbonneau
    Published:
    2009-08-21 8:22 AM

    Je vire ça de bord! Oû sont les femmes: Chez l'esthécienne, chez le coiffeur, chez le diététiste. Oû sont leur maris? À la tave
    e du coin. L'intelligence ne se comparent pas. Voilà nos différences, les hommes s'amusent et les femmes se martirisent.
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