Claude Jacquot et Thierry Quénette sont photographes et ont choisi pour thème privilégié le corps de la femme sous toutes ses formes et dans toute sa beauté. Zoom sur deux artistes dont la démarche, qui se veut un hommage, est avant tout empreinte de respect.
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Thierry Quénette est un photographe autodidacte français qui entame sa carrière alors qu'il vit à Val-d'Or, en Abitibi. À cette époque, il y fait surtout de la photo corporative. Mais c'est à Montréal que le photographe découvre l'univers de la mode en travaillant avec les plus grandes agences de mannequins de la métropole.
De la mode à la publicité, en passant par le reportage photo réaliste, il touche à toutes les facettes du 8e art avant de décider de célébrer ses vingt ans de carrière en réalisant une série de nus artistiques, un thème qui l'inspire depuis ses débuts. Ses modèles sont surtout des femmes bien dans leur corps, désireuses d'immortaliser leur beauté sur pellicule. Ce sont d'ailleurs ces mannequins d'un jour qui incitent le photographe à rendre publique cette série de clichés, ce qu'il fait en les regroupant dans l'ouvrage Corps de femme, femme encore. Réalisées en studio dans une atmosphère intime, sécurisante et respectueuse, ces images montrent des corps dont l'esthétisme est magnifié par la sensualité des poses et un éclairage qui habille les courbes d'ombres et de lumière. «Je veux que les femmes se sentent belles et je suis très soucieux de leurs commentaires, car mon travail se veut avant tout un hommage à leur beauté et à leur féminité», explique-t-il.
Son amour et son admiration pour la gente féminine ainsi que la fibre humanitaire qui le fait vibrer depuis son expérience de bénévole à Médecins Sans Frontières, le poussent à créer une fondation appelée Naître dans le monde. Loin des éclairages de son studio et de la sensualité de ses clichés, le photographe réalise un reportage photo percutant dans lequel il montre des accouchements aux quatre coins du monde. Thierry Quénette se donne pour mission de sensibiliser le public aux conditions parfois désastreuses dans lesquelles certaines femmes donnent la vie... afin de mieux les sauver.
Corps de femme, femme encore, disponible au printemps 2012.
Photo: Thierry Quénette




